L’IMPORTATION L'EXPORTATION ENTRÉES TONNES SORTIES TONNES
francs, francs.
Des navires à voiles font le voyage d'Amsterdam à Paramaribo en trente-
deux jours en moyenne. La Compagnie générale transatlantique française fait toucher à Paramaribo ses paquebots, qui font le service entre Cayenne et la Martinique; à la Martinique on transborde les voyageurs et les marchandises sur les paquebots allant de Saint-Nazaire à Colon. Le trajet est dersourseul atunemreimectunrd sm pamor
Le bateau à vapeur de Suriname fait deux voyages par mois entre Georgetown, capitale de la colonie de Berbice, et Paramaribo. Ce service est réglé de façon que les voyageurs puissent prendre à Georgetown le paquebot anglais qui part pour Southampton.
Enfin, une compagnie hollandaise va bientôt inaugurer un service direct entre Amsterdam et Paramaribo.
Dans la colonie même, les moyens de communication font presque abso-
Jlument défaut, un bateau à vapeur du gouvernement remonte deux fois.par
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semaine la Commewijine, et une petite chaloupe à vapeur fait une fois par semaine le service sur le Suriname.
Il y a des sentiers de communication entre les plantations, le long des rivières; mais ils sont praticables pour les cavaliers et les piétons seulement. C’est du moins ce qu'on dit.
La plupart du temps on se sert des rivières pour le transport des produits.
Pour les personnes, on utilise des barques montées par quatre ou six rameurs. Ces embarcations sont très lourdes. On paye un florin par jour et par tête aux rameurs et au pilote. On voit que ce moyen de transport est très cher. Dans l’intérieur du pays on se sert des pirogues des Indiens ou des Nègres des bois.
Dans ces derniers temps, pour ouvrir à l’industrie de l’or une plus courte communication que par mer entre le Suriname et la Marowijne, on a commencé en mars 1876 à tracer un chemin partant des chutes de Brokopondo et se dirigeant du côté de la Marowijne. Son point d'arrivée est un peu audessus des dangereuses chutes de Pedrosoengoe.
Ce chemin, long de 78 kilomètres 973, a coûté 20,000 florins.
Les côtes de la Guyane furent visitées de bonne heure par les continuateurs des découvertes de Colomb. On ne mentionne à cette époque aucun établissement européen. La première colonie régulière fut fondéé vers le début du xvur° siècle. Ce sont les Anglais qui firent le premier essai de colonisation sur les rives du fleuve Suriname. Dès 1630 ils avaient fondé le fort Rorarica à l'endroit où se trouve actuellement la plantation de Waterland.
En 1640, les Français construisirent un fort à l'embouchure du fleuve Suriname sur l'emplacement que devait occuper plus tard le fort Zélandia.
Très peu de temps après la découverte de l'Amérique, les Juifs étaient venus se fixer au Brésil; mais les Portugais les en chassèrent bientôt; ils se réfugièrent alors à Suriname où leurs descendants existent encore. En 1644, sous la conduite de leur chef David Nassy, ils fondèrent un village à l’endroit appelé aujourd'hui Joden-Savana; mais on rapporte qu'ils se seraient établis pour la première fois dans la colonie dès 1632. En 1685, ils abandonnèrent leur village pour aller, sous la conduite de Samuel Nassy, créer un autre bourg en aval du fleuve. La synagogue qu'ils y bâtirent existe encore aujourd hui, mais elle est en ruines. Ils se livrèrent aussi à l’agriculture et en 1790 ils avaient déjà 115 plantations.
En 1644, les premiers colons néerlandais s’établirent sur la haute Commewijne, mais ils en furent bientôt chassés par les Anglais.
C'est surtout depuis la fondation de la Compagnie des Indes occidentales (le 3 juillet 1621) que les communications entre la Néerlande et l’Amérique du Sud allèrent toujours en augmentant. Cette compagnie eut son monopole prolongé tous les vingt-cinq ans. En 1791 elle fut supprimée par une décision des États-Généraux.
En 1662, la colonie de Suriname avait été donnée, avons-nous dit, en toute propriété à sir Francis Willoughby, comte de Parham, par le roi d'Angleterre Charles II. Elle fut conquise sur les Anglais par les Néerlandais en 1667.
Le 28 février, trois navires de guerre zélandais remontèrent le Suriname sous les ordres d'Abraham Krijnssen. Afin de prendre par surprise le fort qui défendait Paramaribo, les navires avaient arboré le pavillon anglais. Mais lefcnherdescadrememoratmies sienaur enmusacencherses adversaires tdetsorte que sa ruse de guerre fut bientôt découverte, et ceux-ci ouvrirent de suite leMeursurues ZÉlaindais, qui sewvirent obligés, d'opérer tm debarneiment pPonressuenmdattaquerliemont ducôoté deManterre aDahremieMencemmements qu'on avait pu recueillir, les fortincations devaient y être en maurvsétatmletonddnmsenende Ouelquestheuresplusttardhinmerchement anis tdettoo hommes veus MinemeuTessaradeMenmepende mem InEmepousse est arcettcÉpoque due ceMort conte Dames iraca, recut, en l'honneur des vainqueurs, le nom de Zélandia qu'il porte encore aujourd'hui.
Lorsque Krijnssen quitta la colonie il y laissa une garnison de 120 hommes ANecHoNCanons sousdles ordres ducs pitanme Mets EMA
letronmemincolomemenesrrenmhpis lonctiemps tente Mmes Zélandais.
Le 17 octobre de la même année, l'Anglais John Hermans remonta le Suriname avec sept manette eue et quelques transports portant 2001homimes detroupes de débarquement an denseMonpzelanoENLnt héroïque; 54 hommes de la garnison furent tués. Parmi ceux-ci se trouvaient le chevalier de Lezy, ancien gouverneur de Cayenne, et quelques autres Français. Après une longue résistance, neuf canons furent démontés, les parapets et les palissades détruits par le feu des Anglais, et même, ce qui était plus grave, une brèche assez large pour y laisser passer dix hommes de front avait été pratiquée dans le mur d'enceinte. Voyant la situation si désespérée, le conseil de guerre proposa une capitulation mais pendintquoen
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négociait, les Anglais se précipitèrent soudainement dans l'intérieur par une porte ouverte par trahison.
La garnison fut faite prisonnière et emmenée par les Anglais avec une grande quantité d'esclaves et de marchandises. Les plantations situées jusqu à quatre milles en amont furent pillées et ravagées par les vainqueurs.
Mais le traité de Breda (31 juillet 1667) avait cédé Suriname à la Hollande en échange de Nieuw-Amsterdam (New-York), de sorte que les Anglais furent obligés d'abandonner leur conquête; ils ne le firent pas sans difliculté. La même année, Krijnssen put cependant réoccuper la colomie.
Des discussions s’élevèrent bientôt entre la Zélande et les États-Généraux au sujet de la propriété de Suriname. Par l’arrangement du 29 janvier 1672, les Zélandais étaient reconnus comme propriétaires de la colonie; les États- Généraux devaient la gouverner et la défendre si elle venait à être attaquée.
Les États de Zélande eurent beaucoup de luttes à soutenir contre les Indiens, habitants primitifs de cette côte, qui attaquaient continuellement les établissements européens.
Van Aerssen van Sommelsdijk, nommé gouverneur en 1683, eut fort à fnirepour mettre lacolomesal'abrinde leurs attaques.
Fes thosuiltescontinucllestdeés Caraibes forcerent lemmouvermeuree taire construire deux nouveaux forts à l’intérieur, l’un au confluent du Para et du Suriname, l'autre iuvpontidesonctiomdedtasCotiamedetCommenine: Ce dermenmporteudébutletommde Cotes ardmuiappelemont Sommelsdijk. Ces travaux furent exécutés par la garnison de la colomie.
À la suite de ces luttes avec les Indiens, la Zélande vendit Suriname à la Compagnie des Indes occidentales pour la somme de 260,000 florins. Cette Compagnie s’aperçcut rapidement des difficultés inhérentes à son exploitation, aussi en revendit-elle les deux tiers.
Un tiers fut acheté par la ville d'Amsterdam, l’autre par van Aerssen, marquis de Châtillon, seigneur de Sommelsdijk, Plaat, Bommel, Spijk, etc. C'est celui dont nous avons parlé plus haut. Il s'était engagé par contrat à remplir les fonctions de gouverneur.
Les trois propriétaires de la colonie conclurent un traité pour se former en société. Celle-ci fut reconnue par les États-Généraux, le 5 octobre 1686, sous le nom de « Société autorisée de Suriname ». (Geoctroyeerde Societeit van Suriname.) Elle fut administrée par des directeurs établis à Amsterdam et elle vécut jusqu'en 1799, époque à laquelle l'Angleterre reprit possession
de la colonie.
Mais, revenons à van Aerssen : ses soldats, mécontents des travaux qu'il leur faisait faire, se révoltèrent. Ils le tuèrent ainsi que le commandant Verboom, qui mourut de ses blessures après quelques jours de souffrances.
Les révoltés se rendirent maîtres du fort Zélandia ainsi que de deux navires qui étaient dans la rivière. Tous les vivres et le matériel de guerre qui se trouvaient dans les magasins tombèrent en leur pouvoir.
Chose étrange.! les révoltés enterrérent, le: gouverneur, qu'ils avaient assassiné, dans l'intérieur du fort en [ui rendant les honneurs militaires.
Les insurgés, maîtres du fort, conclurent un traité avec: lé conseil de police de la colonie (Raad van Politie); par ce traité le conseil promettait de ne punir aucun des coupables. Cependant, les chefs du complot furent livrés quelque temps après par leurs camarades eux-mêmes, et ils subirent, le 3 août 1688, la peine qu'ils avaient si bien méritée, car le conseil n’observa pas leutraité qui huvavait ététmimposé. lrois furent-roués et huit pendus.
Les 8, 9 et ro mai 1689 le fort Zélandia repoussa une attaque de la flotte française composée de neuf navires de guerre et d’une galiote à bombes commandée par l'amiral Du Casse. La galiote ne jeta pas moins de 150 bombes dans Îa seule soirée du 10. Les dégâts causés au fort furent de peu d’importance ; “ny eutique: boblessés,. Pendant: la déiense si icoureuse duliort, plusieurs officiers se distinguèrent particulièrement, par exemple, le fils du dernier gouverneur assassiné, François van Aerssen, seigneur de Châtillon, alors lieutenant de marine et devenu depuis vice-amiral; il servit lui-même une pièce de canon avec un de ses domestiques ; il fut sérieusement blessé. Les Français battirent en retraite après avoir subi des pertes sérieuses.
Une autre attaque des Français réussit mieux. Le 8 octobre 1712, l'amiral Cassard, avec une flotte de 9 navires de 74 et 36 canons, de deux vaisseaux de 8 à 6 canons et d'une Hlottille de 50 petits navires avec > oo hommeside troupes de débarquement, remonta la rivière. La défense du fort Zélandia était telle qu’elle arrêta la marche de Ia flotte. Les Français durent débarquer et ils se fortifièrent sur la plantation Meerzorg située au-dessus de Paramaribo. De là, ils jetèrent des bombes sur le fort et sur la ville : une capitulation était inévitable, elle fut signée à Meerzorg; l'amiral français imposa une rançon de guerre si considérable que la colonie s'en ressentit encore longtemps après.
Cette dernière attaque fit comprendre la nécessité d’avoir de meilleures défenses. En 1734, le fort Nieuw-Amsterdam fut construit et quelque temps
après deux redoutes furent élevées vis-à-vis. Depuis cette époque la colonie
na subi Stanée attaque. En 1799, elle passa par traité aux mains des Anglais. Le 27 février 1816, le gouverneur général, van Panhuys, reprit possession de la colonie rendue à la Hollande à la suite des événements de 1814 et de 1815. Depuis cette époque elle n'a pas cessé un seul instant de lui appartenir.
Nous avons maintenant à parler de guerres intestines qui furent à certaines époques aussi dangereuses pour la colonie que les attaques dirigées du dehors contre elle.
Dès les premiers temps de l'esclavage de nombreux nègres s'étaient sauvés des plantations pour aller se réfugier dans les bois. Ces marrons étaient pleins de haine à l'égard des blancs. Ils faisaient des attaques continuelles contre leurs établissements et massacraient tous ceux qui avaient le malheur de tomber entre leurs mains. Pour se protéger contre ces nègres des bois, on éleva des blockhaus et même des fortins ayant chacun une petite garnison. Des chemins militaires, dits chemins de cordon, « Cordonpaden », réunissaient ces différents postes entre eux. Des patrouilles les parcouraient continuellement pour entretenir les communications.
En 1760, le gouvernement fut obligé de conclure un traité avec les nègres qui habitaient le haut Suriname. Il fut signé sur la plantation d’Auca. Mais, en 1765, une nouvelle révolte éclata chez les nègres établis sur la Cottica, sur la Patamacca et sur la Périca. La guerre, dirigée par Baron, Joli-Cœur et Boni, fut très sanglante.
Ce n’est qu'après dix années de luttes acharnées et lorsqu'un renfort de 800 hommes eut été amené d'Europe par le colonel Fourgeod qu'un traité de paix put être signé. Cependant ce n’est qu'en 1793 qu'on put considérer la guerre comme finie. Ce résultat ne fut atteint que grâce aux secours fournis par les Aucaners.
Les derniers soumis furent les Bonis que les Aucaners réduisirent en
esclavage et qui ne recouvrèrent la liberté qu'en 1863.
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