‹ Les habitants de SurinameChapitre 31 sur 117 · DES TAB MINS ED ES UE CIENENRE · texte numérisé non relu

DES TAB MINS ED ES UE CIENENRE

De même les hommes disent : « Bahassida », pour « Je: crois » ; et Îles lemimes OBanarta | Leur nuinération est assez curieuse à connaître. Îls n’ont que quatre noms de nombres; ce sont les noms des quatre premiers doigts : « Abba, Un; — Biama, Deux: — Kabboehien, Trois; — Bibiti, Quatre. » Le nombre Cinq s'exprime par le mot : Abbate-kabboe, ce qui veut dire : Une main. Pour Six, on prend le premier doigt de l’autre main et l’on dit : « Abba-

iman, Six ». On continue pour les autres nombres de la manière sui-

vante : « Biamatiman, Sept; — Kabboehientiman, Huit; — Bibihitiman, Neuf. » — Pour Dix, on prend les deux mains et l’on dit : « Biamantekabboe, Dix» ; pour Onze, Douze, Treize, Quatorze : « Deux mains plus un, deux mains

plusdeux, deux meinsuplus trois, deuxmmains plus quatre menhin pour quinze : Deux mains et un pied, ou : Abbamaria koetihibéna. Seize s'exprime par : Biamantelsabboe abbamaria koetihibena abba tadiakoe. Vingt se dit : Abba loekoe, mot à mot « Un homme », et Vingt et un : Abba loekoe abba ladiakoe, ce qui veut dire : « Une homme, plus une unité ou un doigt. » Pour Quarante, on emploie l'expression : Biama loekoe, « Deux hommes ». Pour le nombre Cent, on dit : Abbatekabboe loekoeti abba loekoenibenaï loepakittan toejoehoe, cest-à-dire « cinq fois un homme ».

En général, les Indiens ne comptent pas au delà de deux à trois cents.

Ils caleutent le remps parlunes:

La journée est aussi divisée pour le calcul du temps d’une façon assez primitive : comme le soleil se lève à six heures du matin et se couche à six heures du soir pendant toute l’année, et qu’à midi il se trouve toujours au zénith, les Indiens peuvent facilement, d’après la position de ce dernier, dire avec assez d'exactitude l'heure qu'il est; par exemple, pour mesurer une période de six heures on lève le doigt vers le zénith, puis on l’abaisse vers l'horizon.

Des nœuds faits à une ficelle leur servent à fixer le nombre de jours qui doit s’écouler avant un événement donné, ou à l'issue desquels une assemblée doit avoir lieu; on défait un nœud chaque matin, jusqu'à ce que

lEtdemmier tant disparumannoncetque leon ne

1. Comparer : TyLcor, Anthropology, p. 310; et Powerr, Wanderings in a wild country, p. 254 et suivantes.

2. Le même fait est rapporté par Léon Laglaïze, à propos des Karons. — Conf. : Brun, Het land der Karons. — Tijdschrift vanhet aardrijksk. Genootschap te Amsterdam. Deel rx, P- 102-106.

La langue que parlent les Indiens se fait remarquer par des formes grammaticales régulières qu'on ne s’attendrait pas à trouver chez un peuple aussi peu élevé dans l’échelle intellectuelle.

ls ont des mots « racines », d’où ils font dériver les verbes, les substan- Hismot les acdiectiis Grâce À cé. système, le vocabulaire .peut, facilement s'étendre et se compléter. Ils peuvent, par suite, s’assimiler des mots étransens auxquels als applianent-les ‘téslesaprécises. de, leur langue pour en faire dériver très aisément les diverses parties du discours. [ls ont :pris, par exemple, certains mots espagnols, qu'ils ont modifiés, pour désigner des objets introduits par les Européens ; ainsi : Baka, une Vache; — Babra, une chèvre; — Cawajoe, un Cheval; — Moela, un Mulet; — Arakaboera, un Fusil. Ces emprunts, dirons-nous en passant, ne suffisent pas à justifier l’opiour de cer quienoient que lestEspasnols furent les premmers Européens

avec lesquels les Indiens eurent des rapports.

Les Indiens qui sont en contact avec les Européens de la colonie parlent

le « nègre-anglais » qui est le langage populaire de Suriname.

Quoiqu'ils soient exposés à de grandes fatigues, à de grandes privations et à des froids assez fréquents, 1l est étonnant que l’on ne rencontre chez eux que peu de malades.

Le sort dumalade mést pas du reste digne d'envie, surtout lorsqu'il doit subir une certaine cure dont nous allons parler. Comme beaucoup de peuples sans culture, les Indiens ne croient pas qu’une maladie ait une cause naturelle, et ils l’attribuent à l'intluence des mauvais “esprits. Pour chasser ces mauvais esprits, on a alors recours au Pi-a-ghi-ma (espèce de prêtremédecin}. — La dignité de Pra-ghi-ma, qui offre de grands avantages, ne s'acquiert qu'après un long noviciat et des épreuves corporelles très douloureuses. — Ce personnage, pour le cas que nous venons de citer, fait placer le patient dans une hutte éleréelexprés, "et mount une clebasse, omec de plumes de perrogquetermemplié de petiteswpiénres ersdendents dembarc se place à côté du malade. Pendant que celui-ci subit quelques fumigations, le Pi-a-ghi-ma agite sa calebasse sans s'arrêter un instant et imite en même temps le er de différents animaux : c'est ce grand bruit qui doit éloigner les esprits. S1 le malade vient à guérir, la cure passe pour infaillible; si, au contraire, le malheureux suecombe, cestque l'espritia ét top ont Crlle Pi-a-ghi-ma indique le coupable, car on ne peut mourir naturellement; la

famille est chargée de la vengeance.

Dans d'autres occasions, la cure est-encore -plus simple. À. certains moments de l’année, surtout dans la grande saison des pluies, il se présente de nombreux cas de fièvres paludéennes qui ont très souvent une issue mortelle. Dés'quela fièvre s'est manitestée, celui:qui en -est attéint se retire dans sa hutte où, incommodé par les moustiques et par l’épaisse fumée qui se dégage du foyer, il ne tarde pas à voir son état empirer. L'appétit disparaît, son corps samaigrit avec une effrayante rapidité, la couleur de sa peau devient de plus en plus pâle, et le malade n'a plus qu'à attendre avec rési-

gnation la mort qui va venir l'enlever.

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RÉNISE IENEMENTS: PARTICULIERS

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