‹ Les habitants de SurinameChapitre 63 sur 117 · LES OBTIENT DE SU ICINANTE · texte numérisé non relu

LES OBTIENT DE SU ICINANTE

aux personnes âgées ; chaque fois qu'ils y manquent, ils sont sévèrement punis.

Les nègres cherchent avec le plus grand soin à conserver des relations amicales avec leurs parents.

De très bonne heure on emmène les garcons dans la forêt pour leur apprendre à couper les arbres. Ils assistent également aux chasses et à Îa pêche. Les hommes et les femmes se baignent tous les jours dans la rivière ; ils sont très bons nageurs.

Quoique ces nègres soient très grossiers, ils possèdent cependant une crande dose de jugement et d'intelligence.

Leur existence au milieu des bois et de la nature vierge a développé chez eux les organes et les facultés d'observation, à un tel point qu'il est hnelende notssenmManre umentdiée:

Onvtn'a rien fait de bien sérieux pour: lés éléver au-déssus de leür itotonmntlecuellemnatver Om sSexCuse Ménmidisantique toute qu'on pourrait proposer ne produirait aucun résultat favorable, mais cependant ateumressamcomplet na été tente.

Ils possèdent néanmoins quelques petites industries quon pourrait encourager et développer. Car on ne doit pas méconnaître qu'ils déploient une assez grande habileté pour construire leurs habitations avec les matéraux que leur fourmit la forêt.

Ils pourraient, s'ils le voulaient, rendre de grands services à la colonie, qui

noue tdenrivallenrempourexploier toutes lesttiénesses quelle renterme:

PéStconnssantes sénémlesdesmnéaresmontapentétendues. “ÆEtlest:se bornentipoureur à réconnatrenies difiérenteswsortes desboistetideplantes alimentaires dont ils font usage. À ce point de vue leur habileté est extraordinaire.

Leur langue, croyons-nous, est peu ou point connue. Chaque tribu a un dialecte à part, qui n'est compréhensible que pour ses membres. Cependant la plupart des nègres, à cause de leurs relations fréquentes avec la capitale, ont appris le « nègre-anglais » qu’ils prononcent d’une façon toute particulière.

Les maladies les plus répandues sont: la lépre, l’éléphantiasis, les affections vénériennes, les douleurs rhumatismales, etc. Leurs médicaments sont presque toujours d’origine végétale; ils les emploient avec beaucoup d'adresse.

Ils se servent de ventouses qu'ils fabriquent avec de petites calebasses.

Un procédé qu'ils utilisent contre beaucoup de maladies consiste à frotter

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le membre souffrant avec de l’esprit-de-vin mélangé au pollen de certaines fleurs ; on y ajoute aussi quelquefois de l'huile de graines de Krapa (Carapa guianensis Aubl.).

En cas de maladie grave, ils consultent le « Cromantie Gado » : cette consultation ne peut avoir lieu sans être accompagnée de danses, de chants et surtout de copieuses libations de liqueurs fortes.

Ce n'est pas au dieu lui-même qu'on pose les questions, mais bien à un personnage spécial appelé « Wentie » ; à son défaut, on demande les bons offices d’un personnage important du village. Pour que le Wentie ou son suppléant puisse répondre il faut qu’il se trouve dans un état particulier.

Il commence par s’exciter au moyen de danses, de chants et de boissons spiritueuses, 1l exécute en même temps les contorsions les plus extravagantes et les plus étranges; à partir de ce moment il est dans un état de délire complet et a perdu toute connaissance du monde extérieur. JI1 continue de la sorte jusqu'à ce qu'il tombe à terre, l’écume lui sortant par la bouche. II faut bien se garder d'approcher du féticheur lorsqualse trouve emtcetétat au contraire, on doit employer tous les moyens pour l’éviter.

Au bout d'un certain temps, son corps devient rigide, on dirait presque un cadavre. Seulement ses yeux, injectés de sang, qu'il roule continuellement, montientquiinenestnen.

Dans cet état, on le transporte soigneusement devant l'image du Cromantie Gado:"Laten présencetdtepatientron impose tdiierente mettons relatives à la maladie de celui-ci; si ce dernier ne pouvait être transporté on apporterait simplement un des vêtements dont il se couvre habituellement.

Les questions sont posées avec beaucoup de cérémonie et les réponses sontMaitespamle téticheumetendumpantenre.

On le consulte aussi pour savoir si telle ou telle herbe doit être employée.

Le malade est obligé de se soumettre jusqu'à sa complète guérison aux prescriptions qui lui sont ordonnées. Malgré les médicaments bien étranges qu'il doit prendre, le malade guérit quelquefois après de longues souffrances.

Si la guérison ne vient pas, c'est que les prescriptions n'ont pas été observées scrupuleusement et que, par suite, le patient sest attiré la haine du dieu qui le poursuit de sa vengeance pour l'avoir invoqué et n'avoir pas suivi ses ordres.

Ils sont tout à fait convaincus que le succès est certain si ces derniers

ont été ponctuellement exécutés. Îl arrive même que des individus, après

leur guérison, s’abstiennent de prendre certains aliments qui leur avaient été interdits pendant leur maladie.

Beaucoup de nègres pensent que la lèpre dont ils sont affligés doit être attribuée à ce qu’ils ont méconnu les règles d'hygiène prescrites par leurs parents.

Presque tous les villages des Nègres des bois ont un « Wentie »: ce sont les dépositaires de toutes les pratiques des cultes africains. Ils ont, par exemple, la faculté de danser pendant cinq minutes sans chaussures sur un foyer ardent qui ne laisse pas sur leur peau la moindre trace de brûlure.

Ce fait, qui paraît étrange, peut s'expliquer naturellement ; n'avonsnous pas vu de nos paysans prendre dans leurs mains calleuses des charbons ardents pour allumer leurs pipes.

Un blanc doit, pour assister à ces cérémonies, posséder toute leur confiance.

Noreciceesque dit ce cubriLiCostien:

« Je n’oublierai jamais les sensations que j'ai éprouvées en assistant à unénscenenembhlablencclenuemonstrenonsdenmdéenre) Elle dure de sept heurestdussoir deux heures du matin -Pendanttout ce‘tempsmonsystèmme nerveux luttrés acité bien quenetusserlondenchezmmolnPéramamibo).et quee tussembienvseul'au milieu derces noirs, je mn avais nulle crainte ayant conscience dedintlnencerque J'exercaistsurneuxrSihpar moments yavais quelteinquiétude t'avais bien 50indetmne passdlanlenr laissere voir, car - ils m'eussent peut-être empêché d’assister à ces cérémonies.

« Je restai donc jusqu'au bout pour constater par moi-même ce qui sy

lisdit, métapour leur montrer quetjétaismdisomenmdenlimconiiancenquils m avaient témoignée. »

Ici se terminent les renseignements que nous avons pu recueillir sur les Nègres des bois. Nous y ajoutons avec satisfaction la conclusion suivante qui se dégage des faits: ces enfants de la nature tropicale sont heureux. En effet, ils ont des besoins très limités, ils se contentent de peu, et ils ont su conquérir depuis longtemps leur indépendance, au prix de mille dangers, sur des Européens armés de toutes les ressources d’une civilisation raffinée :

que peut-on demander de plus pour nos frères noirs de lAmeénquedwsSud,

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