CHAPITRE PREMIER
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tal et non la pierre qui s’use. Ainsi cet objet a dû être une espèce de polissoir. Il est facile devoir qu’il a été portatif. Il présente toujours, à son extrémité carrée coupéé horizontalement, un enfoncement conique percé avec une tarière; un ou deux enfoncements pareils se trouvent sur les côtés, et tous les trois se réunissent cà l’intérieur. Cela semble indiquer qu’une corde, ou quelque chose d’analogue, a dû passer par chacun de ces trous latéraux, qu’elle y était probablement fixée par un nœud , et qu’enfin la pierre était suspendue à la ceinture au moyen de cette corde. Parfois le haut de la pierre est le plus mince et percé d’un seul trou. Des découvertes ultérieures montreront peut-être que ces prétendues pierres de touche ont été employées par les femmes comme pierres à appointer leurs aiguilles, qui probablement étaient en os. Une connaissance plus complète des ustensiles dont se servent les sauvages de l’Amérique du Kord , et particulièrement les Esquimaux, nous donnera assurément à cet égard des renseignements encore plus décisifs. Des pierres presque identiques aux précédentes ont été envoyées du Groënland au Musée archéologique de Copenhague, où on les conserve sous les numéros 3872, 3923. Je les ai fait reproduire planche II, lig. 21 et 22.
Remanjm. — Depuis que les lignes précédentes ont été écrites, M. Thomsen, de Copenhague, m’a communiqué que les Groênlandais emploient ces pierres . au polissage des aiguilles en os dont se servent les femmes. .Ainsi est constaté ce que j’ai dit plus haut sur la destination de cette classe d’objets trouvés dans la terre.
HAMKÇONS.