LANCES
On a aussi trouvé chez nous quelques lances en os (PI. III, fig. 58 ; PI. IV, fig. 68), mais elles sont faites d’os tubulaires, de sorte que c’était la hampe qui entrait dans la lance et non la lance dans la hampe. Elles étaient en outre fixées avec une cheville en bois traversant la lance et la hampe. Ces lances en os sont certainement contemporaines des lances en silex, car on les trouve dans de vieux et profonds marais tourbeux qui contiennent aussi des instruments en pierre, comme par exemple, la tourbière des environs de Hôgsmolla, et dans d’autres localités de la Scanie.
Le British Muséum possède une lance venant de l’intérieur du Chili. Elle est en fer, mais a la même forme que la lance en silex reproduite PI. III, fig. 44. La hampe est un bambou d’environ 7 mètres de longueur.
Il n’est pas douteux que les lances en silex du même genre trouvées chez nous n’aient été aussi munies de longues hampes en bols. C’étaient donc, je le répète, d’excellentes armes pour la chasse des grands mammifères. Ce type affecte des longueurs très-diverses, variant entre 7 et 20 centimètres (PI. III, fig. 62). Une variété a la soie plus courte et plus lai^^e (PI. III, fig. 61), et ressemble à l’exemplaire reproduit PI. 111, fig. 54. D’autres n’ont pas de soie ; elles étaient liées la hampe au moyen de deux entailles latérales pratiquées vers leur extrémité inférieure, comme celle, PI. VI, fi§. 120, trouvée dans la terre au nord de Cincinnati (Ohio). La figure 121 de la même planche représente une lance dont la soie a été brisée, et dont