‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 26 sur 156 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

SB

avant dans l’extrémité 'supérieure, où elle est fixée par du fil enroulé.

Des pointes de lance du même type ne sont pas rares chez nous. J’en possède une foule de grandes et de petites, trouvées dans différentes localités de la Scanie (PI. III, fig. 61, 62, etc.).

■Nous avons en outre des lances d’un type plus grêle et d’une plus grande longueur; elles sont ordinairement très-minces (PI. III, fig. 55, 57). Parfois elles présentent une longueur, une largeur" et une ténuilé excessives. Le Musée archéologique de Stockholm en possède une, mesurant 362 millimètres de longueur, sur 56 millimètres de largeur, et fort mince. La plus grande que j’aie vue mesurait 371 millimètres de longueur, 62 millimètres de largeur, mais seulement 9 millimètres d’épaisseur. 11 est plus que probable que ces lances étaient, comme les précédentes, munies de longues hampes en bois. C’étaient d’excellentes armes de chasse contre les grands mammifères, tels que l’aurochs, le bison, l’élan, le cerf, le renne, le sanglier, etc., qui, à l’époque où ces armes étaient en usage, hantaient et peuplaient la Scandinavie méridionale. Leur fragilité les rendait par contre inutiles codime arme de guerre contre tin ennemi armé. La seule différence, dans ce type, entre la lame et la soie de la lance, c’est que les bords de cette dernière sont moins tranchants. On voit au Musée de Bristol une lance en os (PI. III, fig. 56) du même type, munie de l’étiquette : Head of an Esquimaux sfiear. E. coast of Green/and, ht. 74, 32 N.

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