CHAPITRE PREMIER
E. coust of Greenland, lal. 74, 44 N. 11 est en fer et tronqué aux deux extrémités. Mais le capitaine Ross et le docteur Richardson, qui se trouvaient en 1836 à Bristol en même temps que moi, et qui, comme on le sait, ont vécu longtemps parmi les Esquimaux de l’Amérique du Nord, s’accordèrent à me dire que la forme de ce couteau d’Esquimaux venait de ce qu’il avait été fait d’un morceau de fer tronqué. Le docteur Richardson m’assura qu’il avait souvent vu des couteaux en pierre chez les Esquimaux de l’Amérique du Nord, et qu’ils appartenaient au même type que les couteaux courbes dont je parlerai plus bas. Sir J. Ross en avait vu en os chez les Esquimaux de Boothia.
Le manche en bois est souvent analogue à celui dont je donne le dessin, mais parfois il affecte une forme un peu différente. Le manche reproduit ici est en bois d’une espèce de pin, mal façonné, et entouré d’une lanière de veau marin pour retenir la lame dans la fente du manche où elle est engagée. Les Esquimaux nomment ces couteaux Olomik ou Ulomik, ce qui est, dil-on, le pluriel de Olo ou de Ulo.
Des couteaux du même type sont fréquents parmi nos antiquités nationales ; ils présentent une foule de variétés et de grandeurs (PI. V, fig. 87). Les uns sont plus courts, plus lai;ge8; l’un des côtés est courbe, l’autre droit (PI. V, fig. 88); longueur : 98 à HO millimètres; largeur: 46 à .'iO millimètres. Souvent ils sont simplement retaillés sur les bords. D’autres sont plus minces et plus allongés (16 à 17 centimètres). Dans ceux-cij le côté le plus large et le