CHAPITRE PREMIER
primé, pointu aux deux bouts, muni sur les deux flancs (^fig. 125, 126) d’une rainure longitudinale profonde, dans laquelle sont insérés de , minces éclats de silex fort tranchants, tenus eu place au moyen d’un ciment noir qui ressemble à delà poix de cordonnier (1). Dans d’autres, la rainure et les éclats de silex ne se voient qu'à l’un des flancs (fig. 124). Ces éclats sont, je le répète, fort tranchants, et en outre plus proéminents à l’extrémité inférieure qu’à l’extrémité supérieure de l’os; souvent cet élargissement est fortement prononcé (2). L’extrémité supérieure est pointue et parfois dilatée en forme de lance, de sorte que l’os tout entier ressemble eu diminutif à une lance avec sa longue hampe ; la rainure avec ses éclats de silex se termine vers la dilatation. Telle est la forme première de la pointe supérieure, mais à mesure qu’elle s’use et qu’on l’arfllc à neuf, la dilatation lancéolée disparait, et les rainures latérales vont jusqu’à la pointe. L’extrémité postérieure est aussi pointue, et a évidemment été enfoncée dans un manche de bois. Ordinairement cette extrémité est, sur une certaine longueur, moins lisse que le reste de l’os, et parfois la résine, au moyen de laquelle l’arme était retenue danslemanche, s’y voit encore sur environ 3 centimètres d’étendue. Cet ins-
(1) Ce ciment brille avec une forte tlamnie; c'est une résine pai faitemeut luialofruc à celle qui constitue la masse principale des pains dits depypnices (pvssliiigabrOdcn), ou petits pains odoriférants que l’on trouve en Suède dans la terre ou dans les marais tourbeux, et que Huhnefeld désignait sérieusement comme du pain de Scaule pctrilié. (Voir Isis, 1 836, p. 7 18.)
(2) Ou doit avoir trouve parfois la pointe même armée d'un éclat de silex, comme dans le javelot kourüe.