LES SAUVAGES MODERNES
barbarie éteinte. Nous pouvons tirer de ce fait, la conclusion positive que le peuple, qui employa jadis en Scandinavie les mêmes genres d’outils, se trouvait à un degré de culture tout aussi bas que les sauvages des pays énumérés ci-dessus.
II. Nous avons vu des ciseaux parfaitement identiques de pierre et d’os , provenant , les uns de la Nouvelle-Zélande (PI. VI, fig. 129, 130, 132, 133), les autres de la Scanie et del’lle danoise de Moën (PI. VI, flg. 126, 127, 131); des ciseaux à manche identiques, l’un deNootka (PI. VI, fig. 135), l’autre du Danemark, (PI. VI, fig. 136); des lances de silex et d’os de la Scanie (PI. III, fig. 55, 57, 58) et des régions les plus septentrionales de l’Amérique du Nord (PI. III, fig. 54, 56) ; des hameçons de silex et d’os de la Scanie (PI. Il, fig. 28, 29, 30) et d’autres semblables d’os et de test de coquillage venant d’Otahiti (PI. II, fig. 26; 27); des haches à tranchant longitudinal, de la Terrcde-Feu (PI. VII, fig. 155) et d’autres, entièrement semblables, de silex (PI. VII, fig. 153)et de cuivre (PI. VII, fig. 154, 156), de la Suède méridionale; une hache à tranchant transversal, en diorite, de la Scanie (PI. VII, fig. 148), et une autre toute pareille en test de coquillage , de laCaliforpie (PI . VI I , iig. 1 47); des marteaux trouvés en Scanie, faits de diorite (PI. VIII, fig. 169, 172) et de bois de cerf (PI. VIH, fig. 171), etc. Tout cela nous conduit à la conclusion certaine que le sauvage de la Scandinavie, comme celui «les lies de la mer du Sud et de l’Amérique, ne s’est pas restreint à une seule matière dans la confection de ses outils et