CHAPITRE DEUXIÈME
de ses ustensiles, mais qu’il a employé toutes les matières convenables qui se trouvaient à sa portée.
111. Cette collection complète d’instruments, d’outils et d’ustensiles nous permet d’assister en quelque sorte à la vie et aux mœurs domestiques du peuple qui s’en est jadis servi. Les hameçons et les localités où ils ont été trouvés, nous montrent que ce peuple pêchait à la ligne dans la mer et dans les eaux douces. Des instruments identiques à ceux du sauvage de l’Amérique du Nord nous font voir qu’il a chassé comme lui sur les eaux, armé du harpon et de la lance. Il s’est servi comme lui de la javeline ou de la flèche destinée à chasser l’oiseau, arme qui ne peut être utile que sur l’eau. Le sauvage de la Scandinavie a donc eu des bateaux. Ces bateaux paraissent avoir été des troncs d’arbre creusés, car la gouge large (PL VI, fig. 139, 140) a certainement été employée à creuser le bois (1). Ce sauvage Scandinave a connu l’usage du feu, car il savait cuire les poteries grossières en argile. Le sauvage des deux Amériques connaît le même art. Le Scandinave avait sans doute aussi, comme ce dernier, une cabane qui lui servait de refuge. Ces demeures primitives avaient probablement la même forme que les chambres sépulcrales (PI. XIV, fig. 243 à 246
(I)II est curieuxquclenom de/fai donné encore en .Noi'Tége et en Scanie (où on les appelle aussi cka) à un bateau creusé de la sorte, prorienl, à ce qu'il parait, de la langue laponne. Christie a trouré une foidc de moU la|iuns dans les dialectes iiorrégicns, et un grand nombre de ceux qu’il site existent aussi dons plusieurs dialectes de la Scanie.