CHAPITRE TROISIEME
(1 Lecbntourdu crâne est subvertical à l’avant-fronl; les protubérances orbitaires sont en général fortement développées ; par contre le crâne, en arrière de sa plus grande largeur, se rétrécit vers la nuque, où il s’allonge, par suite d’une protubérance occipitale à saillie très-prononcée, sous forme de projection ari’ondie.
« La plus grande largeur du crâne se présente, 1e plus souvent, au-dessous et un peu en avant des pro- ' tubérances pariétales, lesquelles apparaissent â leur tour en avant de la pointede l’occipital et un peu plus sur les côtés du crâne; ces protubérances toutefois manquent souvent, ou bien encore elles sont arrondies et peu sensibles.
« La partie postérieure des pariétâux et la suture sagittale intermédiaire, s’inclinent en arrière. Le sommet de l’occiput est placé très-bas ; les bords ou franges de la suture lambdoide passent de la surface de l’occiput jusqu’aux surfaces latérales du crâne. Les limites de l’attache des muscles de la nuque (//nw semidrailares majores) se réunissent en un angle presque droit,
* placé en dessous et en avant de la protubérance occipitale fortement développée. Cet angle est àl’ordinaiie saillant, et forme chez les mâles adultes une protubérance occipitale externe très-visible.
« Même quand le crâne est vu de côté , la protubérance occipitale est singulièrement grande, formant une saillie à bord supérieur limité par une dépression placée en dessus du sommet de la suture lambdoide, ou à l’endroit où la grande fontanelle était située , ce qui constitue un caractère essentiel des crânes de ce type.
CHANE SIEDOIS.
« Par suite de cet allongement considérable de la nuque, le trou auditif externe est placé plus en avant que dans les crânes à nuque courte. Si l'on se représente un plan traversant les deux troiisauditifs externes et coupant à angle droit l’axe longitudinal du crâne, ce plan rencontrera cet axe près du milieu, souvent au milieu même, mais rarement en avant et parfois quelques millimètres eu arrière. Un second résultat de l’allongement de la nuque, c’est que les ligues sémicirculaires {lineœ semkircii/ares) des tempes ne s’étendent pas aussi loin eu arrière que dans les crânes à nuque courte , mais se trouvent, ainsi que l’angle mastoïde des pariétaux, exclusivement sur les côtés du crâne, sans passer à la surface de l’occiput. Il faut remarquer que, vei-s l’arrière, ces lignes se séparent de la limite des points d’attache des muscles temporaux, laquelle s’approche davantage de la suture écailleuse et passe à l’apophyse jugale.
« Vu de dessous, le crâne des Suédois se fait rcmarquerpar ce même allongement de la nuque qui en rend les contours ‘elliptiques. Pour déterminer cet allongement, nous supposerons une ligne droite reliant entre eux les trous auditifs externes. Si l’on décrit sur cette ligne, prise copïme corde, un arc autour du plus grand renflement de la nuque, la hauteur de l’arc sera à peu près égale à la corde. L’on doit remarquer que la ligne ti^lessus atteint le bord antérieur du trou occipital , et qüe l’arc commence par suivre le bord des apophyses mastoides. La distance entre les pointes de ces apophyses fait donc connaître > de la manière
Digilized by Cooglc