CONCLUSIONS
En résumé, nous avons vu dans ce travail que la Ville de Bordeaux, pour lutter contre le taudis, possède deux armes le Bureau d'hygiène et l’Office d'habitations à bon marché.
L. — Le Bureau d'hygiène à pour but la surveillance, l’améhoration et la destruction des taudis :
a) la surveillance se fait au moyen du casier sanitaire des immeubles, créé par le Docteur Paul-Louis Lande en 1894 et modifié par le Docteur Ginestous en 1928;
b) le nombre d’énquêtes, suivies d'améliorations des logements, a été progressivement croissant, mais il ne faut pas oublier qu'au point de vue administratif l’insalubrité se confond souvent avec l’incommodité;
c) la destruction des taudis est une œuvre de longue haleine; à notre époque elle est encore entravée par la crise du logement.
I. — L'Office d'habitations à bon marché, en dix ans, a construit 367 logements, soit des maisons collectives, soit des maisons individuelles. Il ne donne asile qu'aux familles nombreuses où aux Jeunes ménages.
Dans les cités, l'Office a édifié des logements salubres à bon marché, mais il a créé aussi une voirie selon les conceptions les plus modernes de l'urbanisme.
Enfin, son programme 1932 prévoit la construction d’une cité universitaire de 260 chambres. A ce sujet, disons ici l’aide puissante apportée à l'Office par la Ville de Bordeaux; celleci lui a cédé gratuitement la plus grande partie des terrains
mes
où s'élèvent et où sont en construction les réalisations de l'Office.
IT. — L'œuvre du Bureau d'hygiène et celle de l'Office d'habitations à bon marché se complètent mutuellement l’un détruit les taudis, l’autre construit sur leur emplacement des immeubles salubres.
La liaison entre ces deux organismes est donc indispen-
sable. La Ville de Bordeaux est une des seules où cela existe.
IV. — L'insalubrité du logement dépend souvent de l’état de la rue où il se trouve. Il serait donc avantageux que la loi donne aux offices d'habitations à bon marché le moyen d’exproprier les vieux quartiers pour y construire des habitations hygiéniques et y créer une voirie moderne pour le plus grand bien de l’hygiène générale.