‹ Les Habitations à Bon Marché de la Ville de BordeauxChapitre 6 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans un discours qu'il prononçait en 1872 au Conseil départemental d'hygiène de la Gironde, M. le Docteur Levieux, parlant des habitations des pauvres, disait : « On ne sort jamais de ces habitations que profondément pénétré des proportions considérables que doit prendre en temps d’épidémie la grave question des logements insalubres. Cette question est en effet la plus intéressante et la plus pratique de toutes celles qui se rattachent à la prophylaxie des maladies contagieuses, ef ce n’est pas sans raison qu'on a considéré l'insalubrité des habitations comme la principale source de toutes les misères, de tous les vices et de toutes les calamités d’un état social. »

D'autre part, le Professeur Gourmont, dans son Précis d'hygiène, écrit : « L’insalubrité des maisons est la principale cause des maladies qui sévissent dans les agglomérations humaines... Il n'est permis à aucun gouvernement, à aucune municipalité, de se désintéresser de la lutte contre la maison insalubre. »

Il est incontestable que cette question d'habitation hygiénique est d’une importance considérable dans la bonne administration d’une ville. On peut difficilement mettre en doute l'influence néfaste du taudis sur la santé publique; on la retrouve dans les maladies infectieuses aiguës, dont le surpeuplement, l'encombrement, le manque d'air et de lumière, sont des causes favorisantes indéniables; et aussi dans les affections chroniques (tuberculose, rachitisme), par qui elle atteint la race aussi bien dans la génération présente que dans

celles à venir.

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