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Les habitations à bon marché

revenu effectif de son portefeuille, au lieu d'un intérêt arbitraire dont on avait tenté de faire un bénéfice pour-'^^J^jj^e^^ le triomphe

de ce principe : ni (jain ni pert0'^w la gestur^^e^ épargnes populaires

c. La création définitive d'uaè K^ç^pV^^

d. La répartition facultative ^ès ^^tesjf^u po^^l^ de la Caisse centralisante ; \ '

e. Le libre emploi réglé dès ref&li^s ou^^F^rfnes personnelles des caisses d'épargne : ^-tI ^

f. La disponibililé généralisée et légal^ié4''^ni dixième des bonis annuels en œuvres locales de bien social. ^ '

Ce sont là des résultats dont Timportance a échappé a la presse, mais est considérable.

Il reste à conquérir un point plus important encore : le libre emploi d'une partie des fonds de dépôts, facultaiir, limité au quart de ces fonds, restreint aux caisses autonomes par un véritable excès de prudence (car à l'étranger les caisses municipales no sont pas soumises à un autre régime), réglementé avec une circonspection extrême. Même sur cette partie décisive de la réforme, l'adoption n'en a été empêchée que par des erreurs de scrutin le lendemain rectifiées, mais irrévocables. Aussi la commission renouvelle- t-el le sa proposition en vue de la deuxième lecture.

Entre temps, un fait caractéristique s'est produit, ([ui donne raison une fois de plus à l'école réformiste. La rente 3 0/0 a atteint, a dépassé le pair, en sorte que, dans l'emploi des fonds des caisses d'épargne, l'État achète ses propres valeurs au-dessus du pair, ce qui, en vérité, ne serait pas licite à une société commerciale, et ce qui abaisse chaque jour davantage la productivité des emplois.

Ainsi les faits corroborent, ils corroboreront de plus en plus, comme on peut dire, vous l'avez constaté, que l'expérience universelle confirme, les vues de la science économique sur la grande question dont je viens de tracer les lignes essentielles. J'attache infiniment de prix à ce que votre Association scientifique apporte Fautorité doctrinale de son assentiment aux efforts de ceux qui poursuivent en ce sens une réforme nécessaire, et notamment de l'illustre président d'honneur de cette Section, M. Léon Sav.

M. É. CHEYSSON

Inspecteur gént'ral des PofljFet Chaifeées, Vice -Président de la Société française des Habitations à bon marché. Président delà Sojiété ^s Habitations économiques d'Auteuil, à Paris.

— Séance du 16 septembre i892 —

Parmi les questions qui rentrent dans le domaine du quatrième groupe de ce Congrès, le groupe des Sciences économiques, il n'en est peut-être pas de plus importante que celle de l'habitation populaire et de plus digne de fixer l'attention de l'Association française.

Je ne reviendrai pas sur les dangers de toute sorte que présente l'insalubrité du logement, sur l'hygiène domestique, sur la santé publique, sur la moralité des familles, sur la paix sociale : aveugle qui ne les verrait pas. Je ne dirai rien non plus des admirables tentatives qui ont été faites de divers côtés, par les classes aisées, par les patrons, pour améliorer le logement du peuple, depuis les Sociétés de Mulhouse jusqu'à celles du Havre, de Rouen, de Lyon, de Marseille et de Paris. De nombreuses descriptions (1) nous ont familiarisés avec ces combinaisons philanthropiques : il s'agit plutôt aujourd'hui de les pratiquer que de les faire connaître.

Mais il existe pour lutter contre le taudis, deux autres facteurs très puissants, dont le rôle est encore resté en France sans application, tandis qu'il se montre ailleurs très efficace. Ces deux facteurs sont l'État et l'intéressé lui-même. Le mal à combattre est si profond et si grave qu'il faut faire appel à l'action concourante de toutes les forces, sans en négliger aucune. Que les théoriciens à système discutent la préférence à donner à l'une ou à l'autre de ces forces, — gi^ammatici coûtent, — les hommes de bon vouloir, ceux qui tendent surtout au résultat pratique, écartent toute exclusion dogmatique et prennent leur bien où ils le trouvent.

Je voudrais dire en quelques mots ce qu'ont fait, dans ces derniers

(1) Voir, entre autres, la Question de Vhahiiation ouvrière en France et à l'étranger, par M. É. Cheysson. (Masson.)

É. CHEYSSON. LES HABITATIONS A BON MARCHÉ lOlo

temps, des pays voisins, en mettant en jeu l'initiative de l'Etat et celle des ouvriers, et en dégager un enseignement pour nous-mêmes. Tel sera l'objet de cette rapide communication.

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