‹ Les habitués des prisons de ParisChapitre 51 sur 132 · HABITUDES ET DÉVELOPPEMENT GÉNITAUX DES CIUMINELS · texte numérisé non relu

HABITUDES ET DÉVELOPPEMENT GÉNITAUX DES CIUMINELS

Une légende s’est faite ces temps derniers sur certains criminels : on a voulu en faire les rois de la virilité. Les journalistes appelaient à eux toutes les épithètes laudatives pour décrire l’ampleur et la richesse de leurs formes génitales, et plus d’une fille a rêvé des belles proportions de Pranzini. Si ces drôles étaient redevenus libres, les éloges des journalistes auraient pu être causes de bien des déceptions et telle émule de la courtisane biblique dont parle Ezéchieb là où l’on annonçait des avantages merveilleux, n’eût sans doute rencontré rien de plus que chez le vulgaire « michet » raccolé aux Folies-Bergère.

J’ai fait quelques recherches dans ce sens et je dois dire que je n’ai rien trouvé d’exorbitant. Au contraire, bien des détenus étaient au-dessous de la moyenne, sauf cependant une seule catégorie, toujours la même : celle des souteneurs de profession. Il ne suffit pas, en elfet, pour être aimé d’une prostituée, d’avoir de beaux biceps pour la protéger ou la rosser selon les circonstances; il faut encore savoir lui plaire et lui donner ce qu’elle n’a point su trouver chez les autres : l’amour, c’est-à-dire le spasme vénérien. Sous ce rapport, elles sont souvent fort difficiles à satisfaire : ce sont des vêtements usés et élargis que bien

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