deux opinions n'ont pour ollo aucune probabilité
vin, autrement dit dans la transsubstantiation, envisagée sous son aspect symbolique de séparation sacramentelle du corps et du sang de Jésus-Christ, abstraction faite de la Communion.
Saint Alphonse de Liguori concède lui-même que c'est là l'opinion la plus commune, bien qu'il se rallie à une opinion qu'il croit plus probable et d'après laquelle le Sacrifice consisterait essentiellement en partie dans la consécration et en partie dans la communion1.
On va voir pourquoi nous nous rallions plutôt à l'opinion de saint Thomas, qui nous paraît à la fois plus conforme aux enseignements de l'Église, et plus en harmonie avec le mystère eucharistique envisagé dans sa totalité, c'està-dire comme Sacrement et comme Sacrifice.
Doctrine de l'Église. — C'est surtout le Concile de Trente qui a mis au point la question de l'essence et de l'intégrité du Sacruiee de la
1. C'est aussi l'opinion de Bellarmin. Cf. Marc, Institutiones morales alphonsianac, vol. 2, col. 1589.
Messe l. Nous nous en tiendrons donc à ses définitions, d'autant que tous les enseignements antérieurs s'y trouvent condensés, et que depuis lors le Concile du Vatican et les Papes n'y ont rien ajouté d'essentiel. Je ferai seulement remarquer que par « définition du Concile » j'entends ici non seulement les canons, mais aussi les décrets qui les précèdent, et qui, à propos du sacerdoce, traitent indirectement la question du Sacrifice2.
La Messe est d'abord un sacrifice visible, répondant aux exigences de la nature humaine3. Mais c'est à la fois un sacrifice réel et symbolique.
Il est symbolique en ceci qu'il représente le Sacrifice de la croix et en perpétue la mémoire parmi les hommes4. Cependant, on aurait tort d'en conclure qu'il n'est qu'un symbole de sacrifice. Car il est au contraire un sacrifice