Denzinger, nos 938 à 956 et 957 sqq
3. Denzinger, n° 938. « ... ut dilcctae sponsae suae » Ecclesi.ic visibile, sicut hominum natura exigit, relin- » querei sacrificium. »
4. Denzinger, n° 938. « ... sacriûcium quo cruentum illud somel in cruce peragendum repraesentaretur. »
réel, au sens rigoureux du mot, aussi réel que le Sacrifice de la Croix qu'il symbolise à nos yeux, mais avec lequel en réalité il s'identifie l !
Ce sacrifice est Y acte sacerdotal par excellence. « Dieu a établi entre le sacrifice et le » sacerdoce des liens si étroits qu'on les rc- » trouve dans toute loi 2 ».
Dans la Messe, le prêtre qui offre le Sacrifice, c'est d'abord Jésus-Christ, prêtre invisible. Mais c'est aussi un prêtre visible, car l'Église, de par son caractère de société humaine, a besoin d'un sacerdoce visible. Le Christ est le prêtre principal dont les prêtres sont les ministres, mais tellement unis au Christ dans l'exerciec de leur sacerdoce, qu'ils parlent en son nom et ne forment qu'un seul prêtre avec Lui \
Prêtre principal du Sacrifice, le Chris! en
1. Denzinger, n° 950. « Si quis dixerif Mi»sae sacrifîcium... nudam cortimemoratiohem sacrilicii in cruce peracti, A. S., ... in missa non offerri verum et proprium
sacrificium : A. S. n° 948). »
?. Dex/inger, nc 957.
3. Denzinger, n° 9-50. « Idem nunc ofterens s&c&cdo- * lum ministerio qui seipsum in erucr obtulil ».
es1 aussi la victime comme au Calvaire, offrant à Dieu son corps et son sang pour la rémission des péchés ' .
L'immolation de cette victime est une immolation réelle. Ce point si difficile à entendre et (jui à lui seul suffirait à expliquer la multitude des opinions théologiques relatives à l'essence du Sacrifice de la Messe, est nettement enseigné par le Concile à plusieurs reprises. « Le Christ, déclare-l-il, a institué une nouvelle Pâque, à savoir Lui-même que l'Eglise par ses piètres devra immoler- ».
Aux protestants qui soutenaient que la Messe n'est pas un Sacrifice propitiatoire ou expiatoire, parce qu'elle ne comporte pas dimmolalion réelle de la victime, le Concile répond en ces termes : « Le Sacrifice de la Messe est vrai- » ment propitiatoire parce que le Christ qui y est contenu et immolé d'une façon non sanglante est le même qui lut contenu et immolé
1 i»i\/i\«. :r, n° OiO. « L'na enim cadenique hoalia v : u*961. « Si qui- dixerit... non esse potestatem aliquam coosecrandi el offerendi venmi corpus el sanguinem Domtni, A. S.
;'. F>r vzingeb, n° 938.
» dune lagon sanglante dans le Sacrifice de » la Croix ■ ».
Ce passage est décisif. Il est clair, en effet, que le Sacrifice de la Croix n'a été propitiatoire que parce qu'il impliquait une immolation réelle. Or, le Concile enseigne que le Sacrifice de la Messe est vraiment propitiatoire. Ce doit être pour les mêmes raisons.
Entre les deux, s'il existe une différence, elle ne saurait porter sur la réalité de l'immolation, mais seulement sur le mode d'immolation réelle 2.
Au Calvaire, l'immolation fut sanglante ; elle n'est pas sanglante sur l'autel. Mais elle n'est pas pour autant symbolique. Elle est, je le répète, aussi réelle qu'au Calvaire.
Pourquoi? Parce que, dans les deux cas, nous avons le même sacrificateur et la même victime, Jésus-Christ, dont la présence réelle ne saurait être mise en doute.
Tels sont, d'après les enseignements de l'Église, les éléments essentiels du Sacrifice de la
1. Denzinger, n° 940. « Docel sancta Synodus sacriflcium istud vere propitiatorium esse. »