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Messe. Gomme on le voH, celle-ci n'est pas une chose simple qu'on puisse se flatter d'enfermer dans une courte formule. C'est, au contraire, une chose complexe — je ne dis pas compliquée — dont tous les éléments essentiels s'imposent à l'attention des théologiens, sous peine d'incompréhension, et même de mutilation. Pour en pénétrer la nature, sous la richesse des symboles, il ne suffît pas de dire qu'elle est un sacrifice réel, en oubliant qu'elle est aussi un sacrifice symbolique ; ni qu'elle est un sacrifice visible, en perdant de vue qu'elle est plus encore un sacrifice invisible; ni enfin que c'est le Christ lui-même qui offre ce sacrifice, en omettant que c'est par l'intermédiaire des prêtres, ses ministres.
Dès lors, notre tâche est toute indiquée. Il nous faut d'abord montrer que ces éléments en apparence disparates, soutiennent entre eux des rapports intimes, et que leur multiplicité n'empêche pas leur profonde unité. Nous ferons voir ensuite à quel titre la transsubstantiation les synthétise en les expliquant.
La loi naturelle exige que l'homme offre à
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Dieu des sacrifices, et la nature humaine que ces sacrifices soient visibles. Voilà ce dont conviennent en premier lieu tous les théologiens1.
Tous aussi sont d'accord que le sacrifice est par son essence un acte extérieur d'adoration, par quoi la créature reconnaît que Dieu est le Souverain Seigneur de toutes choses, et que toute chose est devant Lui comme si elle n'était pas. Le sacrifice comporte donc deux éléments, d'une part un symbole, et de l'autre une réalité symbolisée ; ici, le sentiment intérieur de totale dépendance de la créature à l'égard de Dieu ; là, l'expression extérieure et symbolique de cette dépendance reconnue et affirmée par la créature. C'est cette expression symbolique qui constitue à proprement parler le sacrifice extérieur, sans qu'on doive jamais pour cela la séparer de la réalité intérieure qu'elle symbolise, de l'acte d'adoration qui lui donne sa valeur propitiatoire et impétratoire, et en fait un vrai sacrifice, agréable à Dieu. J'ajoute, pour mettre au point les éléments essentiels