Concile do Trente . Sess. XXI, c. IV. De Communions
2. Actes de Sa Sainteté Pie X, tome II, édition de la Bonne Presse, p. 269.
quente et collective des enfants et des adultes, l'esprit de l'Eglise primitive. Jamais sa devise: Instaurare omnia in Christo, n'avait pris une signification plus profonde et plus réaliste. Car c'est bien par l'incorporation de tous les membres de l'Église militante au Christ que son règne s'étendra à nouveau sur les âmes, et que la vie chrétienne sera restaurée.
(\° C'est assez dire que la communion fréquente s'impose à son tour. Si, en effet, le Christ est la tête de l'humanité, et si la communion permet l'incorporation des membres à la tête, plus nous communierons, plus nous vivrons du Christ. Plus se réalisera la fin pour laquelle le Christ a été institué tête de l'univers. Plus la circulation de la grâce se fera abondante dans le corps tout entier. Plus l'Église s'affermira et étendra son règne qui est celui du Christ continué. Plu^ la Rédemption opérera son œuvre de salut universel. Plus enfin éclatera la gloire de Dieu par la déification des membres incorporés d'une façon vivante à l'homme-Dieu.
Fréquente, la communion sera aussi collée-
tive. C'est la meilleure manière de rassembler le plus d'âmes possibles sous la Croix, et de fortifier les liens vitaux qui doivent les unir toutes, de façon à ce qu'elles ne fassent qu'un comme le Christ et son Père ne font qu'un l.
On le voit, l'Eucharistie est bien la synthèse vivante du Catholicisme.
En elle se concentre tout le dogme : celui de la Trinité, de la Prédestination du Christ, de l'Incarnation, de la Rédemption, de la Résurrection aussi, car si le Christ ressuscité ne meurt plus, les fidèles incorporés à son humanité rédemptrice et glorifiée, ressusciteront comme Lui, et par Lui, au dernier jour.
En elle se concentre tout le culte, puisque d'une part tous les Sacrements, par où nous vient la grâce, sont ordonnés à l'Eucharistie, et que, d'autre part, le Sacrifice même de la Messe a pour but prochain de réaliser l'Eucharistie, d'offrir aux hommes en nourriture pour
1. Décrets de. la S. Congrégation du Concile (décembre 1005), et de la S. Congrégation des Indulgences (février 1906).
les offrir ensuite au Père, la victime qui s est elle-même offerte à Lui à la consécration.
En elle, enfin, se concentre toute la morale, s'il est hors de doute que la vie chrétienne tout entière, individuelle et sociale, a son principe dans la grâce dont le Christ, sous les espèces eucharistiques, demeure la source inépuisable.
Et ainsi se manifestent de façon éclatante les harmonies de la Transsubstantiation que nous retrouvons au cœur du Sacrifice et du Sacrement pour les unir, sans les confondre, et leur donner toute leur valeur de symbolisme et de réalisation.