‹ Les hauts faits de M. de PonthauChapitre 20 sur 48 · LE DUC DE BELLEGARDE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BELLEGARDE

Une peur effroyable ?... à vous sire '^

LE ROI

A moi, duc. En voici la raison : comme on tardait à me bailler ma chemise afin que Nosrtradamus me regardât plus à loisir, je crus qu'on voulait me donner le fouet.

GONGiNi, riant.

Heureusement, sire, vous en fûtes quitte pour la peur.

LE ROI

Vive Dieu! pas toujours, monsieur di Goncini, pas toujours.

viRGiNio ORSiNi, bas à la reine, 0 ma reine^ que vous êtes belle !

LA REINE

Tu trouves, cousin Virginio I VIRGINIO, bas.

Vous rappelez- vous cette heure que nous passâmes seuls, la veille de votre déj)art pour la France? Le jardin dans hîquel nous nous trouvions était plein de j)arfinns tranquilles, le palais

ij:s hauts faits m: m. dh ponthau i;>t

près duquel uous s()U[)iri()us, do voix lieureuses. Vos inaius IreuiblaieiiL daus les uiieunes. Un soufïle tiède se jouait dans votre élégante coiffure florentine; les mélodies d'un orchestre lointain pleuvaient autour de nous dans Touibre et nos rêves d'avenir l)attaient affreusement des ailes.

LA REINE, bas.

0 povero Yirginio mio. je t'aime.

HENRIETTE d'entragues, au comte d' Auvcrgne.

Frère, avez-vous entendu parler des nouveaux venus que le roi attend ?

LE COxMTE d' AUVERGNE.

Ma foi ! je vous avouerai qu'ils m'intéressent fort peu.

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