LE BOURREAU
(Juand vous aurez la tùLe sur le billot, prenez la peine, je vous prie, de relever vos cheveux avec vos mains.
Je suis à tes ordres . (// ^mlue rassemblée, jette sfM chapeau^ dégrafe son manteau, ouvre son col et s\ifje nouille, la tête appuyée sur le billot.)
LE BOURREAU, baS.
Ètes-vous prêt, monsieur?
Frappe. [La hache s' abat ^ entame seulement leçon, et de Pojithau se lève tout droit, couvert de sanij.)
JONATHAS
Miséricorde, mon maître! mon maître bien-aimé I
LA FOULE
Horreur ! horreur ! A mort , le bourreau ! A mort !
DE PONTHAU, r/'î/?^^ voix étrangUc, au bourreau tremblant.
Calme-toi;, pauvre homme. (// se remet sur le billot,)
BARRABAS
Gà, bourreau du diable, laisse-moi faire ta besogne! [llpreml au bourreau sa hache. Celle-ci brille, retombe i et la tête de Ponthau roule, tandis que son corps tombe sur la plaie- for me en agitant les bras.)
JONATHAS, hurlant (t se débattant au pied de réchafaud.)
A mon tour î maintenant, à mon tour ! Dépôchez-vous. 0 mon pauvre maître, comme ils t'ont martyrisé I Barrabas, viens vite, j'attends... vite ! Mon sang coule par mon nez et par mes oreilles. Mon maître est mort. Hurrah ! Ponthau. Dépêchez-vous... à mon tour î
[Chanteloup et Barrabas descendent et s'approchent de Jonathas.)