‹ Les hauts faits de M. de PonthauChapitre 42 sur 48 · LE BOURREAU · texte numérisé non relu

LE BOURREAU

(Juand vous aurez la tùLe sur le billot, prenez la peine, je vous prie, de relever vos cheveux avec vos mains.

Je suis à tes ordres . (// ^mlue rassemblée, jette sfM chapeau^ dégrafe son manteau, ouvre son col et s\ifje nouille, la tête appuyée sur le billot.)

LE BOURREAU, baS.

Ètes-vous prêt, monsieur?

Frappe. [La hache s' abat ^ entame seulement leçon, et de Pojithau se lève tout droit, couvert de sanij.)

JONATHAS

Miséricorde, mon maître! mon maître bien-aimé I

LA FOULE

Horreur ! horreur ! A mort , le bourreau ! A mort !

DE PONTHAU, r/'î/?^^ voix étrangUc, au bourreau tremblant.

Calme-toi;, pauvre homme. (// se remet sur le billot,)

BARRABAS

Gà, bourreau du diable, laisse-moi faire ta besogne! [llpreml au bourreau sa hache. Celle-ci brille, retombe i et la tête de Ponthau roule, tandis que son corps tombe sur la plaie- for me en agitant les bras.)

JONATHAS, hurlant (t se débattant au pied de réchafaud.)

A mon tour î maintenant, à mon tour ! Dépôchez-vous. 0 mon pauvre maître, comme ils t'ont martyrisé I Barrabas, viens vite, j'attends... vite ! Mon sang coule par mon nez et par mes oreilles. Mon maître est mort. Hurrah ! Ponthau. Dépêchez-vous... à mon tour î

[Chanteloup et Barrabas descendent et s'approchent de Jonathas.)

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