‹ Les Hébreux en EgyptChapitre 10 sur 150 · Histoire Je Sinon/lit · texte numérisé non relu

Histoire Je Sinon/lit

// me dit: Sois le bienz'enu!

Tu etiiendras la langue it Egvpte.

Il dit cela, connaissant ma qualité, ayant appris ma noblesse.

Avaient témoigné de moi les gens d' Egypte qui étaient là avec lui.

Ce chef lui donne sa fille en mariage et l'établit dans une de ses tiro-

vinces-

• Ce pays est bon, Aia est son nom.

Il Y a des figues et des fèves, abondants sont ses vins plus qice l'eau, en grande quantité est son miel, multipliées sont ses huiles, toutes sortes de fruits sur ses arbres. Il y a de Forge et de Pépeautre, il Jicst pas de limite à ses troupeaux.

Et l'auteur continue la description des richesses de ce pa\s, une vraie Terre Promise, assurément, < où coule le lait et le miel ». Produits du sol. arbres fruitiers, troupeaux, chasse, telles sont les principales sources de prospérité.

Du pain m'était fait chaque jour, des vins pour P usage quotidien, de la viande préparée, de la volaille rôtie, sans parler du gibier du désert.

Quant à la vie |)olitique et sociale, c'est le régime des tribus mi-nomades, mi-sédentaires. Sinouhit devient un grand chef, une sorte de patriarche. Il a de nombreux enfants (jui sont tous très forts et deviennent des chefs de tribu. C'est déjà (^uelciue chose comme Jacob et ses enfants.

36, 20). Sans rien préjuger de cette question de géographie palestinienne, je conserve la graphie conventionnelle Retenou. D'un autre côté, R. Eisler pense avoir trouvé ce mot dans le terme géographique Oiiadi umm Redeniieh, une vallée au Sinaï, et il en fait le nom d'une tribu et d'une région de la péninsule (la partie haute). Il affirme que les gens de Retenou ne sont autres que les 'Pau'hivoi nommés dans Ptolémée (5, 17, 3, .Millier, II, 993) a côté des Saraceni, comme habitant au Sinaï. Die Kenitischeti Weihinschriften der Hyksoszeit, 1919, p. 136-139. C'est possible. II faut cependant remarquer que le pays décrit par Sinouhit, avec vignes et toutes sortes d'arbres fruitiers ne peut être les hautes montagnes du Sinai. Il est vrai qu'allant de contrée en contrée et de tribu en tribu, le héros a pu voir toutes les variétés de climat.

Le même auteur met également au Sinaï Kepen, dont il est question dans la note précédente (Ibid. p. 138), ainsi que le pays de Aia qui fut donné à Sinouhit (139). D'après lui, ce ne ser»it pas Gebal (BIblos), mais Gebàl (ar. gibàl), contrée montagneuse du Sinaï. C'est tout à fait admissible. L'objection précédente serait ainsi sans fondement.

20 //. Pénétration asiatique en Egypte

Ces tribus sont parfois en guerre entre elles. On décrit un combat sincfulier entre Sinouhit et un géant d'une tribu voisine. Et ce combat présente une analogie remarquable avec celui qui eut lieu entre David et Goliath :

Vien' un brave de Rctenoiu il me provoque dans fiion camp, c'est un i^éant, il na pas son semblable^ il avait dompté Retenou en e?itier.

Il avait dit qu'il combattrait avec moi. il avait pensé qu'il me frapperait, •

// avait projeté de razzier mes froupeanx.

11 accepte le défi et prépare ses armes:

Au lever du Jour, Retenou arrive.

Elle avait rassemblé ses vassaux, elle avait réuni ses clans des deux côtés, elle avait médité ce combat.

Tout cceur brûle pour moi, femmes, hommes sont à crier ('), . tout cœur compatit sur moi, ils disent: est-il un autre brave pour le combattre?

11 prend ses armes et le combat commence:

je laisse passer sur moi ses tlcches.

deux fois, et c'est en vain, l'une pénétre dans l'autre.

fl fonce sur moi, je le frappe d'une jûcJu, mon arme lui reste à la nuque, il pousse un cri et tombe sur son nez.

je l'achève avec son poignard, je pousse mon cri de victoire sur son dos. tous les Asiatiques poussent des cris, je rends grâces à Monthou (*).

Ses amis se lamentent sur lui.

Le prince Aminenshi veut qiie je l'embrasse.

je me saisis de ses l'ichesses, je m'empare de ses troupeaîtx, ce qu'il avait médité de faire contre moi, je le fis à lid-même, je pris possession de son camp.

(') Qu'on remarque que les femmes sont nommées avant les hommes. Celait la politesse égyptienne.

('•') Monthou. dieu de la guerre.

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