VII. La persécution
de la persécution. On 3- voit tous les détails de l'opération, le bassin entouré de plantes oîi l'on puise l'eau, l'argile malaxée avec le hoyau, les briques faites rangées en files,* et l'ouvrier incliné maniant son moule et ayant son petit seau d'eau à côté de lui. d'autres ouvriers emportant les briques déjà séchées. Deux surveillants armés du bâton fatidique activent le travail. 11 nous manque seulement les scribes. 11 y a là des Eg\ptiens et des étrangers, « des captifs amenés par Sa Majesté pour construire le temple de son père Amon à Thèbes », selon la teneur de l'inscription. Ces étrangers portent un pagne spécial qu'on avait pris pour un haillon rapiécé (— les pagnes à teinte sombre svir la photographie) et qui est en réalité un bon vêtement en cuir avec parties mobiles, lamelles juxtaposées et un grand morceau pour s'asseoir. Un spécimen de ces pagnes est entré récemment au musée du Caire.
Le détail des Hébreux contraints d'aller chercher eux-mêmes la paille, se place aux derniers jours de la persécution, peu de temps avant l'exode. Où travaillaient-ils alors? Il ressort du récit biblique (Ex. 5, 6-23) qu'ils n'étaient pas loin de la résidence royale. C'était donc probablement à Pi- Ramessé, sur les bords du Shihor (branche pélusiaque) ('). Malheureusement, la ville a été détruite jusqu'à ses racines par les constructions postérieures et par les injures du temps. Il est impossible de se rendre compte de la nature des briijues qui y furent emplo3ées.