Discours de Neferrohou
C'est aussi une composition littéraire du Moyen Empire ('), non plus le récit d'aventures amusantes, mais une sorte de traité d'économie politique et sociale. Nous y distinguons une introduction et un discours.
(') .Manuscrit du .Musée de l'Ermitage à Pétrograde, publié la première fois par Golê- NISCHEFF, Les papyrus hiératiques Nos. 1115. 1116 A et 1116 B de l'Ermitage Impérial de St Pétersboiirg, 1913. Etude et traduction en Anglais par Alan H. Gardinkr, New litterary Works front Ancient Egypl dans The Journal oj egyptian archaeology I, 1914, p. 100 et p. 20 pour l'étude générale.
Le papyrus 1116 P> contient le Discours de Neferrohou, le pap. U16A est une composition littéraire du même genre, nous en parlons immédiatement après. Ces deu.K papyrus ont la même provenance. Ils furent écrits par la même main à l'époque de la XVIII= dynastie et probablement sous le règne de Thoutniès III. Ils appartenaient, sans doute, au même propriétaire, car au des de chacun d'eu.x il y a des comptes, au sujet de grains (1116 A) et de bois, d'ivoire et d'autres matières (1116 B). Peut-être qu'à l'origine les deu.K manuscrits n'en faisaient qu'un seul qui fut coupé en deux pour la copie de ces textes classiques (Gardiner).
Le scribe de la XVIII" dynastie copiait un texte plus ancien, comme il ressort d'un colophon à la fin du No. 1116 A: c'est arrivé à une heureuse fin exactement comme il a été trouvé en manuscrit, transcrit par le scribe Khamwèse pour lui-même, le (scribe) silencieux, bien disposé, aimable et bienveillant, qui ne s'est pas tenu sous le regard d'un autre, qui n'était pas querelleur, le serviteur de son maître, le scribe qui rendait compte (?), l'habile dans l'art de Thoth {l'écriture), le scribe Khamwèse ; et pour son frère, son bien-aimé, le silencieux et bien disposé, habile dans l'art de Thoth, le scribe Mahou.
La composition originale est du Moyen Empire.
Le Discours de Neferrohou, en tout ou en partie, fut copié plusieurs fois: