Migdol
catifs, ils devaient être échelonnes sur la route allant d'Kg}pte en Palestine (' .
Enfin au même endroit est à localiser le migdol, des Prophètes (Jer. 44. 1; 4(\ 14: Ezech. 29. 10; 30, 6). Jérémie parle des Juifs demeurant en Egypte. Son énumération va du Nord au Sud: Micrdol, la première ville qu'on rencontre en arrivant de Palestine (Pi-Ramessé n'était plus rien); Tahphanehès (Taphnès, Daphnae, Tell Defenneh)\ Noph (Memphis): pays de Phaturès (Haute Egypte). Ezéchiel menace la malédiction à l'Egvpte de Miffdol à Syaie, comme on disait de Dan à Bersabée. C'étaient les deux points extrêmes (-).
he Migdol du Sud est attesté, pour le Nouvel Empire, par un document connu depuis longtemps (^ , mais qui a été diversement interprété. Comme il est de capitale importance pour notre sujet, nous en donnonsune traduction nouvelle d'après Gardiner {*). Un officier raconte comment il partit à la poursuite de quelques esclaves qui avaient pris la k\\tft: Je fîts euî'ové de la Salle du Palais Roval le neuvième jonr du troisième mois d'étés vers le soir, à la recherche de ces deux serviteurs. J'atteignis la clôture de Thékou, le dixième jour du troisième mois d'été. Là, on m'informa qu'on avait dit dans le Midi qu'ils avaient passé le dixième jour (sic) du troisième mois n'été. Et quand j'atteignis la forteresse (khetem), on m'informa que te valet (.') était arrivé du désert disant^ qu'ils avaient passé le mur nord die migdol de Séti Merenptah.
L'officier affecte la précision, et pourtant son récit n'est pas sans obscurité pour nous. La clôture de Thékou est sans doute le rempart de cette ville- La forteresse, khetem, devait se trouver à l'intérieur (^).
Le migdol porte le nom de Séti I. comme celui du Nord, et c'est pour cette raison (}ue quelques auteurs veulent \ voir un seul et même tort, à Tell el-Hèr i^). Qu'on lise pourtant le texte sans préjugé et l'on avouera,
(') Voici les lectures de Daressy: pour le second, migdol io-sa <.< fort de la digue » ou < de la presqu'île » ; dans le troisième, Daressy croit trouver les éléments du mot composé Ba'al-Zephon, mais la lecture est très incertaine; le quatrième que Daressy lit wjj,ç-fl'o//>^A-j-o doit être le migdol ro-peh « le migdol de Raphia » qui était au terminus de la route (cfr. Gardiner, Military road, p. U3). Daressy localisait ces forts dans la partie sud de l'isthme, vers la Mer Rouge.
C^) On trouve un MuyÔ(o/.ôç -tôXiç Alvrâto" dans Etienne de Byzance citant Hécalée. et un May&coÂoç ôvo^a :i6/,sa)ç dans Théognoste (cités par Gardiner, Military road, p. 108, et par Max MOller dans Encyplopaedia Biblica, s. v. Migdol). Il est probable qu'il s'agit du .Migdol de Tell el-Hèr.
II y avait un migdol de Ramsès (.111) en Phénicie probablement à Césarée qui s'appela d'abord « Tour de Straton » (Maspero, Hist. anc. des peuples de l'Or, clos., II, p. 47U, note 4; Max Mùller, Egyptological Researches, Vol. I, pi. 68, numéro 82).
(') ViGOUROux, La Bible el les déc. inod., II, 1882, p. 342-343; 1896, p. 371.
(*) Military road, p. 109. C'est le papyrus Atiastasi V, 19, 6-20, 2.
(^) Cette forteresse est encore connue par le texte si souvent cité deja tribu édomite. On l'appelait alors le Khetem de Ménephtah (p. 32).
C) En particulier Gardiner qui d'ailleurs ne traite pas la question ex professo et dit simplement qu'il n'est pas évident qu'il s'agisse de deux w/iç-a'o/ différents {Militatv road, p. 109).