Ptolemaeus Mendesius (Didot, I
Aegyptiorum accurati sunt temporiim recensiis. Scriptorumque, quae apud eos sunt, interpres Ptolemaeus, non rex ille, sed sacerdos Mendesius, res gestas regum exponens, sub Amosis regno Judaeis concessum esse, ut Aegypto relicta, (juo vellent abirent, ducente Mose. Dicit vero: « Amasis hic regnavit Inachi temporibus ». Post Ptolemaeum denique i\pio dicit Amasin. Inachi Argivi aequalem, evertisse Avarin, testemque eius rei apponit Mendesium Ptolematum. (Tatianus, Or. ad (ir. c. 59).
4. Strabon X\'1I. 1, 25 (Strabon visite l'Egypte vers l'an 25 av. J.-C).
Un autre canal se jette dans l'Erythrée et le golfe arabique près de la ville d'Arsinoë que quelques-uns appellent Cléopatris. Il coule à travers les Lacs Amers. Ils étaient autrefois amers, mais le dit canal a\ant été creusé, ils ont été changés par le mélange du fleuve. Maintenant ils abondent en poissons et en oiseaux aquatiques.
Le canal fut d'abord creusé par Sésostris avant les Troyens. Selon d'autres, il fut entrepris par le fils de Psammétique (]ui le commença seulement et mourut, ensuite par Darius I qui continua le travail. Et lui aussi l'abandonna quand il était .sur le point de l'achever, sur la fausse opinion que la mer Erythrée était plus haute ([ue l'Egypte, et (]u'ainsi elle submergerait le pays si on venait à couper entièrement l'isthme de séparation.
Néanmoins les rois Ptolémées coupèrent cet isthme et firent Xetiripe (Evoi^tov), de manière qu'on pût, à volonté, pa.sser sans obstacle dans la mer extérieure et entrer dans le canal.
26. Près d'Arsinoë est Héroonpolis 'HQfôwv jtôàiç [et CléopatrisJ, dans l'enfoncement du golfe arabi(|ue ev ko [iv/co toti 'Apaliiov xôÂJtov (|ui est près de l'Egvpte, de même un port, des habitations, des fossés &iœQi)Ygç en grand nombre et des lacs dans le voisinage.
Là aussi est le nome Phagroriopolite et la ville de Phagroriopolis. Le canal qui débouche dans la Mer Rouge a son origine au village de Phacussa à^ih vm\u\c, llo-ifxax. <I>axovaaiiç, auquel est contigu le village de Philon.
Le canal a 100 coudées de largeur, et sa profondeur est telle qu'elle suffit pour un grand navire marchand.
XVII. I. 2L Péluse lui-même est entouré de lacs que. quelques-uns appellent Barathra, et de marais. La ville est à un peu plus de 20 stades de la mer. .Son mur de pourtour a 20 stades. Son nom lui vient de aiiÂôç [boue; des marais. Là, l'entrée de l'Egypte est difficile pour qui vient d'Orient, de Phénicie et de Judée; par là aussi est la route d'Egypte pour qui vient du côté de l'Arabie des Nabatéens qui lui est contiguë.
La région qui s'étend entre le Nil et le golfe arabique, c'est l'Arabie 'Ao(/|-5îa [ièv E(TTÎ, et à son extrémité est situé Péluse. Elle est toute en désert et infranchissable à une armée.
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XVI, 4, 2: 'Ajio 'Hqcocov jtôXecoç fîtiç eoti jiqÔç tco NeÎÀco [xu/ôç tov 'Apa- (3tov KoXîtov.
Cfr. XVI, 2, 30; XVI, 4. 4 et 5; XVII, 1, 21 et 35: XVII, 3, 20.
5. Diodore de Sicile, i, 33 (Traduction Hoefer, Paris 1865, p. 37).
Un canal, construit à force de bras, s'étend de la branche pélusiaque jusqu'au golfe arabique et à la Mer Rouge. Nécos. fils de Psammétique, commença à construire ce canal ; Darius, roi de Perse, le continua, mais il le laissa inachevé, car il avait appris que s'il perçait le détroit il ferait inonder toute l'Egypte. On lui avait, en eff^t, démontré que le niveau de la Mer Rouge est plus élevé que le sol d'Eg3-pte. Plus tard, Ptolémée II \- mit la dernière main, et fit construire une écluse dans l'endroit le plus favorable ; on l'ouvre quand on veut traverser le canal, et 'on la ferme ensuite exactement. Ce canal est appelé fleuve Ptolémée. A son embouchure est située la ville d'Arsinoë.
6. Pline, His. Nat. VI, 33 (édit. Littré. Paris 1848, p. 2671.
Le projet de conduire de là (de la Mer Rouge) un canal navigable jusqu'au Nil, à l'endroit où il descend dans le Delta nommé plus haut (V. 9), dans l'intervalle de 62000 pas qui sépare le fleuve de la Mer Rouge ; ce projet, dis-je, a été conçu d'abord par Sésostris, roi d'Egypte, puis par Darius, roi de Perse ; enfin par le second Ptolémée qui fit creuser un canal de 100 pieds de large, de 40 pieds de profondeur, 37500 pas de long, jusqu'aux Sources Amères ; il ne le continua pas plus loin par la crainte de l'inondation, car on découvrit que le niveau de la Mer| Rouge est de 3 coudées au-dessus du niveau du sol de l'Egj-pte. D'autres n'attribuent pas à cette crainte l'interruption du travail, mais ils disent que l'on eut peur que l'introduction de l'eau de mer ne gâtât l'eau du Nil, qui seule sert à la boisson.
On voit combien l'information de ces auteurs était imprécise. Le canal fut mené à bon terme par Darius, ou tout au moins par son successeur Xerxès. y\u dire de Pline, avec Ptolémée Philadelphe, il s'arrêterait encore aux Lacs Amers 1 Au reste, nous savons, en effet, par la stèle de Philadelphe découverte à Tell el-Maskhouta que ce roi fit travailler au canal (ligne 16, Naville, Store-city of Pithom, p. 29), mais aussi (]u'il navigua sur ce canal jus(]u'à la Mer Rouge (ligne 22).
D'autre part, Clédat a retrouvé, après Linant, les traces d'un canal tout à fait différent. II partait d'un point de la branche pélusiaque qui n'est pas connu avec précision mais qui se trouvait sûrement entre Fâqous et Tell Defenneh. « Ce n'est qu'à une distance de 15 kilomètres environ, au •Sud, qu'il apparaît, au point oii finissent les lagunes du lac Menzaleh et où commencent les dunes qui bordent de ce côté le plateau d'I^l-Guisr. De
///. Quelques textes sur la Mer Rouge et sur la région de l'isthme 193
là, il se dirige vers le vSud-Est, sur le lac Timsah, après avoir traversé le canal d'eau douce d'Ismaïliah à Port-Saïd, à moins d'un kilomètre Sud de récluse-pont de Chagarat-el-Abid- Pendant son trajet, le canal, assez tortueux mais parfaitement aligné, traverse le seuil d'El-Guisr. Ses traces comme le remarque Linant, « sont aussi distinctes que si son creusement avait eu lieu il y a peu de temps >. Cependant, il a échappé à l'observation des ingénieurs de l'Expédition Française. Après avoir traversé le lac, un chenal partant du pied de petites ruines situées dans la partie méridionale du lac, à droite du gebel Garrh ou Marîam), le faisait communiquer au canal de Bubaste, près d'un poste militaire, probablement romain, dont les vestiges se voient à l'Ouest de bîr Abou-Ballah. L'f7<;'//!>6' dont parlent Diodore de Sicile et Strabon était certainement construit à ce pointlà. Les historiens anciens comme les modernes ont généralement confondu ces deux canaux > {Notes S7ir l'isthme de Suez dans le Bulletin de l'Fnst. fr. d'arch. or. 17, p. 104).
« Ces deux canaux, partis en un point différent de la branche pélusiaque ou bubastique, aboutissaient au golfe de Suez, après réunion au lac Timsah > (ibid.).
.Au jugement de Clédat, ce second canal qu'il appelle « canal du Nord au lac Timsah » est celui que fit creuser Ptolémée Philadelphe et qui porta son nom. Par un assez grand détour, il faisait communiquer la Méditerranée et la Mer Rouge. Quant à \eiiripe qui devait être une sorte d'écluse, Strabon dit qu'il se trouvait au débouché dans la mer, mais, de même que Diodore de Sicile, il attribue en effet cet ouvrage aux Ptolémées
D'après l'observation de M. Bourdon, le second canal trop élevé audessus de la mer. ser\ait à l'irrigation, non à la navigation.
7. Maqrizi. Description de l'Egypte, traduction Bouriant (Mémoires de la Mission Archéologique française au Caire, XVII, Paris 1895, p. 202).
Canal du Caire. Ce canal est situé en dehors du Caire, du côté ouest, entre cette ville et le Meqs. Au commencement de l'islamisme, on le nommait Canal de l'émir des crora?its, et aujour'hui il est généralement connu sous le nom de Canal de Hakem ou Canal de la Perle. C'est un vieux canal (lui fut commencé par Toutis, fils de Malia, un des rois d'Egypte qui résidèrent dans la ville de Memphis. C'est de son temps (ju'Ibrahim, le chéri de Dieu, vint en Egypte et ce fut ce Toutis qui ravit Sarali, femme du patriarche, à laquelle il donna pour servante Hagar, la mère d'Ismaïl ; et quand Ibrahim eut renvo>é Hagar et son fils Ismaïl à la Mectiue, celle-ci fit parvenir un message à Toutis pour l'informer de son abandon dans un lieu stérile et implorer son secours. Toutis fit alors creuser ce canal, grâce auquel il put envoyer jusqu'à Djedda du blé et d'autres choses à Hagar ; il donna ainsi la vie au pax's du Hedjaz.
Dans la suite, Andromanos, surnommé Elia, l'un des rois grecs (jui régnèrent après Alexandre, fils de Philippe le .Macédonien, reprit le tra-
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vail de ce canal et les barques \- circulèrent ; cela eut lieu 400 et quelques années avant l'hégire du Prophète. Plus tard, Amrou ben El-As, a\ant conquis l'Egypte, remit le canal en état ; après 6 mois de travail, les barques purent \' flotter et porter des provisions dans le Hedjaz ; c'est alors qu'il prit le nom de Canal de Fémir des croyants, c'est-à-dire d'Omar ben El-Khattâb, qui avait conseillé l'entreprise. Depuis lors les barques n'ont cessé d'y circuler, de Fostat IMasr à Oolzoum, ville située sur la mer orientale à l'endroit nommé aujourd'hui Suez, et l'eau du Nil n'a cessé de se jeter dans la mer de Oolzoum qu'en l'année 150 (767-768), époque où le calife Abou Giafar El-Mansour fit combler le canal, et il n'en est plus resté que ce qu'on en voit encore aujourd'hui.
8. Itinerarium Antonini Augusti (II s. A. D.) éd. G. Parihev et M. Pin-