Autres scarabées « hyksos
A côté de ces chefs Asiatiques dûment authentiqués par leur titre ou leur nom, il faut sans nul doute placer nombre d'autres personnages de même origine. Les scarabées « hyksos » retrouvés par centaines nous disent assez que les Cananéens étaient descendus en foule dans le Delta. Cependant pour les petits objets de cette espèce et, plus généralement pour tous les monuments de cette époque, le départ entre Egyptiens et Orientaux est chose extrêmement délicate. Le critère manque de fermeté. Des noms tels que Maa-ab-ra C), Seket (Fig. 18, 12 (*), Qoupepen (Flg. 18, 15. le) ('), sont assez étranges, mais ils n'ont rien de nettement sémitique et ils peuvent
(1) Ibid. Scar. XXII, 28. 29. 30.
(2) Ibid. Scar. XXII, 8.
(•') Ibid. Scar. XXIII, 13. 14 et plusieurs autres cités par Weu.i-, La fin du Moyen Empire, p. 185.
(*) Ibid. Scar. XXII, 9. 12; XLIII, 21. 22.
(5) Ibid. Scar. XXII. 13.
(«) Ibid. Scar. XXII. Weii.i,, La fiti du Moyen Empire, pp. 186, 187.
C) Newberry, Scarabs, XXI, 1-8. Ce Ma'a-ab-ra s'attribue des insignes pliaraoniques, il relève son blason d'un cartouche, il s'intitule neter nefer dot 'anh • dieu bon, doué de vie». Ces scarabées sont de style «hyksos», mais il est plus probable que c'était un seigneur égyptien qui s'était déclaré indépendant dans ses domaines. Il en est de même d'un 4:ertain Ouazd qui a des scarabées de tout point semblables au.x précédents (Scar. XXIII, 7-9).
(8) Scar. XXIII, 12. Seket se dit <fils de Ra».
(9) Scar. XXIII, 15. 16. Celui-ci est «fils royal».
///. Les Asiatiques établis en Egypte
appartenir à des indigènes. Le style de l'empreinte ne fournit aucune indication. La mode était alors au style « hyksos ». Les Egyptiens en étaient aussi férus que les Cananéens. Les scarabées du roi Nehsi offrent la même décoration, la même facture que ceux des chefs de tribu Semqen et Khian, et pourtant Nehsi est un Egyptien (Fig. 18, 4. 6) (')■
D'ailleurs, les signes, tracés d'une manière barbare, sont souvent incertains, la lecture reste flottante (-). Les nombreux scarabées « hyksos » que Weill lisait Aura (^), Flinders Pétrie les lit dti-en-ra < donné par Ra » (*). et rien n'empêche de les lire autrement, si brouillés et si mal venus sont les hiéroglyphes! Aurait on un nom purement égyptien, il est difficile d'en tirer un argument solide pour la nationalité de son possesseur. Les Asiatiques qui se disent « fils de Ra » devaient regarder de bon ton de donner des noms ég\ptiens à leurs enfants.