L'administration de José
ete concédées par les pharaons et qu'on a retrouvées gravées sur pierre. L"une d'elles concerne la fondation funéraire de la reineApout à Coptos. une autre, les pyramides de Snefrou à Meidoum et à Dahshour (').
Il en était a fortiori de même pour les fondations sacrées des dieux.
L'auteur sacré nous dit que la loi attribuant le cinquième du produit des terres à l'Etat, subsistait encore de son temps et il en fait honneur à Joseph (Gen. 47, '2(i).
C'était assurément un impôt très lourd. Aucun texte égvptien n'en établit l'existence pour une époque donnée. Mais il serait téméraire d'aftîrmer que la tyrannie des pharaons n'est jamais allée jusque-là. Oui donc a écrit, règne par règne, l'histoire des impôts? Les corvées imposées par les constructeurs des grandes pyramides n'étaient-elles pas plus que le cinquième du revenu: Les Ramessides étaient-ils donc plus tendres que les Cheops et les Chéphren?
Les impôts en nature existaient avant les Hvk.sos, c'est manifeste, et la Bible ne dit pas le contraire. La biographie d'Améni de Béni Hasan nous en donne une idée. Ils étaient déjà lourds, les H\ksos ont pu les aggraver.
Cependant une comparaison de textes s'im[iose. En e\pli(juant les songes de Pharaon, Joseph dit : « Oue Pharaon établisse des intendants sur le pays, pour lever un cinquième (des récoltes) du pavs pendant les années d'abondance » (Gen. 41, 34). Et il n'est pas question de ce cinquième aux années de disette (Gen. 41, 53-57). C'est plus naturel et plus vraisemblable. Une assertion ne détruit pas l'autre et les deux peuvent s'admettre sans ombre de contradiction. Rien n'empêche, non plus, d'attribuer une plus grande précision à un document, et à l'autre une manière plus populaire de comprendre l'administration de Joseph.