Un ministre Asiatique d’Apophis. i
En 1898, on trouvait à Saqqarah, dans le temple funéraire de la reine Apouit, un beau cercueil en bois peint, au nom d’un certain ° Aôd ou ÆZ6ed un Sémite, évidemment, comme son nom, « serviteur », l'indique. Comment le cercueil de ce riche Oriental était-:1l parvenu dans une sépulture royale, il importe peu de le savoir. Lui-même n'en jouissait plus. Le sable amon:celé avait écrasé le couvercle, disjoint la caisse en partie, et dispersé les ossements. On ne put trouver la tête.
Dans la boîte, gisait un mobilier funéraire témoignant d'une certaine opulence du propriétaire, en particulier un poignard de fort beau style (:). Le manche est en bois d'acacia recouvert de feuilles d’or clair ou électrum. Il porte sur une face le titre royal: Ze Souverain des Deux-terres, fils de Ra, Apopi, et sur l’autre, les mots: Ze Suivant de son maître, Nehemen. Apopi ou Apophis, est un roi connu par quelques autres monuments. Les anciens égyptologues avaient coutume de le placer dans la XV° ou la XVI° dynastie et d’en faire un Hyksos. Nous aurons lieu d'en parler. plus loin. Pour le moment retenons seulement que ce nom royal sert de point de repère pour fixer une date approximative à. ce cercueil et à ce poignard. Nous sommes à coup sûr, à la période « hyksos », entre la XII et la XVII dynastie, l'époque des Hébreux.
(1) Au musée du Caire, DARESSY, Un poignard du temps des rois pasteurs dans les 4x: nales du Service des Antiquités de l'Egypte, 7, 1906, p. 115, avec une planche. Le cartouche royal contient aussi le prénom du roi, malheureusement avec un signe de lecture incertaine.