‹ Les hébreux en EgypteChapitre 50 sur 149 · Rois Egyptiens et rois Hyksos · texte numérisé non relu

Rois Egyptiens et rois Hyksos

Quels rois trouvèrent les Asiatiques en descendant dans la vallée du Nil? A la suite des puissants Amenemhat et Sésostris vient sur la liste une treizième dynastie qui siège encore à l'hèbes et qui comprend une soixantaine de rois. Beaucoup sont des inconnus, mais plusieurs ont laissé des traces de leur activité sur les monuments, en particulier à Tanis où l'on a retrouvé leurs inscriptions et leurs statues (‘). Ils avaient donc encore quelque puissance dans l'Egypte entière et ils la maintinrent peut-être trois quarts de siècle. Suit une ère confuse où, dans les changements rapides de trône, les révolutions, les usurpations, sombre le prestige de la couronne pharaonique. La Basse Egypte reprend son indépendance sous le sceptre d'une famille originaire de Xois, dans le Delta (XIV° dynastie). Les 21 rois de cette famille n'ont laissé que des noms qu’on a peine à déchiffrer sur le papyrus de Turin. Ils se succèdent rapidement et s'usent dans les dissensions pour une ombre de pouvoir. À côté d’eux, d’autres princes se lèvent dans les grandes villes et se déclarent autonomes. La Haute Egypte est également divisée en plusieurs principautés.

d’un Apopi, probablement Aaqnenra, tous usurpés plus tard par Menephtah, puis par un roi tanite de la XX!e dynastie, Psioukhanou. Ces sphynx sont de la XII° dynastie et reprèsentent Amenemhat III (MASPERO, Æisé. Anc. 1905, p. 200; Guide du visiteur, 1914, No. 500-503, p.141). — 2. Un groupe de deux porteurs d’offrandes, Maspero, Guide, No. 504, p. 143. — 3. Un torse découvert à Mit Farès (Fayoum) par Mariette en 1864. — 4. Le buste Ludovist au musée dei Termini à Rome, tout semblable aux porteurs pour la tête, l'énorme perruque à tresses, la barbe ondulée, connu dans les guides sous le nom de roi pasteur. —5. Un autre fragment de porteurs où l’on ne voit plus qu’une partie des HF de, POUR fieurs; et uue partie de la cuisse d’un porteur.

Tous les savants s'accordent aujourd’hui à dire qu’il n’y a rien d’hyksos dans ces monuments. Mais ils sont très partagés quand il- s’agit d’établir leur nature et de leur fixer une époque. Jean Capart les attribue à l’art primitif et les place avant la IVe dynastie (Zes #0numents dits hyksos, Bruxelles, 1914 dans Æecherches d’art égyptien). D'après Petrie et Meyer, on peut les fixer à l’époque intermédiaire entre la VIe et le XI° dynastie. Enfin G. DARESSY en fait honneur à la XVIIIe dynastie (Z’ayt lanite dans les Annales du Ser. des Ant. XNII, 164-176). La figure la plus énigmatique est celle des porteurs D’après Daressy c’est le: roi en costume de procession apportant à son père Amon les produits du Nil. Il est en double pour figurer la Haute et la Basse Egypte. ;

(4) Deux statues colossales de Mirmasha « le Général » érigées dans le temple de Phtah à Tanis, usurpées plus tard par Ramsès IL, actuellement au musée du Caire. — Une statue de Neferhotep I, et plusieurs inscriptions du même à Abydos, à Thèbes et sur les rochers de la région des cataractes. — Quatre statues de Sebekhotep IV dont l’une provient de Tanis, deux de Bubaste (une de celles-ci au musée du Louvre à Paris), et une quatrième qui fut transportée plus tard dans l’île d’Argo, en Haute Nubie (reproduction dans BREASTED; Geschichte Aeg. 1911, fig. 98). MEYER, ist. de l’Ant. II, 336. 337. — MaAsPERO, Aist. Anc: 1905, 144. M

Pour les rois et l’étude de cette période, de la XIIIe dynastie, voir WEILL, La fin du Moyen Empire égyptien, p. 817-880.

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