‹ Les hébreux en EgypteChapitre 55 sur 149 · Guerre de l'indépendance · texte numérisé non relu

Guerre de l'indépendance

Et nous en arrivons à l'épisode final de l'offensive, la prise d'Avaris par le roi Ahmosis. Un des officiers qui y prit part et s'y couvrit de gloire, Ahmosis, fils d'Abana, nous en a heureusement conservé une brève description dans une notice biographique qui couvre les murs de sa tombe à EI-Kàb, en Haute Egypte (!).

Lorsque j'eus fondé maison (*), je Jus nommé sur le bateau < Septentrional », parce que j'étais brave. J'accompagnais le Souverain à pied dans ses courses sur son char ©) On mit le siège devant Avaris, j'y déployar de la ôravoure, à pied, devant Sa Majesté. Alors je fus promu au bateau « Splendeur en Memphis ».

| On fut à combattre sur l'eau (du canal?) Pzodkou d'Avaris, j'y fis une capture et pres unemain. Ce fut répété au héraut ro. al, et on me donna l'or de la valeur.

On combattit de nouveau en cetle place, el je fis une seconde capture, 7e pris une main. Et l'or de la valeur me fut donné de nouveau.

On combattit en Egypte, au Sud de cette ville (Avaris), j'amenai prisonmer un homme vivant. Je aescendis dans l'eau — 1l avait été fait prison: nier du côté de la ville — et je jis la traversée avec lui sur l'eau. Ce fut répélé au héraut royal, et voici que je reçus une nouvelle récompense d'or.

Alors on pilla Avaris et je pris ma part de butin; un homme, trois femmes, au total quatre têtes. Et Sa Majesté me les donna comme esclaves.

On mat le siège devant Sharouhen (‘) pendant trois ans. Et quand Sa Majesté la pilla, je pris ma part de butin: deux femmes el une main. Et on me donna l'or de la valeur. Æf voici, on me donna les personnes que j'avais

prises comme esclaves. |

ÆA'ant abattu les Mentiou d'Asie, Sa Majesté vogua au sud vers Khenithen-nefer pour briser les Anou de Nubôte.

Cette brillante victoire libéra définitivement l'Egypte de la domination étrangère. Elle ouvrit aux pharaons le chemin de l'Orient. Ils y reviendront. Mis en goût de conquêtes, ils imposeront à leur tour le joug de la dépendance aux peuples de Canaan. Et de proche en proche, de royaume en royaume, ils iront jusqu'aux bords de l'Euphrate dresser les monuments de leur orgueil.

nes Pace °

Au Tell des Juifs, il ne reste plus que le monticule en terre battue qui supportait la ville et le temple.

Au cimetière, on a déblayé des tombeaux de famille creusés dans le sable durci et de tout point semblables à ceux de Palestine. Un escalier mène à une salle commune autour de laquelle sont creusés les /oculi, deux ou trois à chaque paroi. On ramasse là des mon-

naies ptolémaïques et impériales.

Sur cette colonie juive fondée vers 154 av. J.-C., au temps de la persécution d’Antiochus Epiphane, par le général et grand prêtre Onias, voir JosÈPHE, Guerre des Juifs, VII,

DS dvAntiqgqud. XINV;:8, 1; XIII, 3; Conér. Ap. II, 5.

(4) Traduction nouvelle et complète par B. GunNN and A. GARDINER dans le /ouwrn. of eg. arch. V, 1918, p. 48 53.

(2) Expression ordinaire pour dire « se marier ».

(8) 11 a déjà dit plus haut que ce roi est Nibpahtira (Ahmosis).

4) Sharouhen, ville de la tribu de Siméon, dans la Palestine du Sud, mentionnée dans /osué 19, 6.

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