‹ Les hébreux en EgypteChapitre 61 sur 149 · LES SONGES DANS LA LITTÉRATURE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

LES SONGES DANS LA LITTÉRATURE ÉGYPTIENNE

Avec un peu de patience, on peut trouver dans les textes égyptiens plusieurs narrations ou descriptions sous forme de songe. C'est un fait. Le genre était connu des scribes poètes et panégyristes.

Une stèle découverte sous le sable, entre les pattes du grand sphinx de Guizeh, raconte que Thoutmès IV parcourait un jour sur son char la lisière du désert, chassant gazelle et lion. Le sphinx était alors complètement sous terre. Or, il arriva qu'à midi Sa Majesté, fatigué de là course, s'arrêta pour se reposer et s'endormit.

Et ce grand dieu lui parla de sa propre bouche, comme un père parle à son enfant, disant: Vois, Ô mon fils T'houtmès, je suis lon père, Harmachis- Khopri-Ra-Atoum qui Fa donné la royauté.

Et il lui demande de le désensabler afin qu'il puisse revoir r la beauté du soleil ().

Cette stèle est criblée de fautes et rédigée en un style barbare. Aussi. faut-il admettre, avec l'égyptologue Adolf Erman, qu'elle n'est pas du temps de Thoutmès, mais d'époque bien postérieure (°).

La grande inscription de Karnak qui célèbre la victoire de Ménephtah sur les Libyens et les RP de la Méditerranée décrit aussi une vision du même genre:

Alors Sa Majesté vil en songe comme st une image de Phtah se tenait. debout devant Pharaon... LE lui dit: « Prends-le » tandis qu'il lui lendait le glaive, «et bannmis de ton cœur toute crainte » (©).

({) Vicouroux, Za Bible et les découvertes modernes, 1 D LEZ

(2) Raconté au long par Vigouroux, Zb1d., p. 42-55.

(8) Texte dans ERMAN, Aeo. Chrestomathie, p. 81.

(4) Ibid. Commentaire, p. 38.

(5) BREASTED, /Zist. doc. III, 582. Vicourdux, La Bible el les découvertes modernes, II, p. 60, cite ce songe mais avec le contresens des premiers égyptologues. D’après eux, | Phtah aurait défendu au roi de marcher avec son armée, au contraire, il l’éxhorte à avancer et à ne pas craindre.

Page 1