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Relations commerciales

perturbation générale, émet cette plainte parmi bien d'autres: On ne va plus en bateau à Briblos aujourd'hui. Que ferons-nous pour les cèdres de nos momies ? (‘} C'était donc un commerce assez régulier qui s'était établi entre l'Egypte et la côte syrienne (*).

Une autre série de documents, malheureusement bien frustes, nous est fournie par le temple funéraire du Pharaon Sahoura (V° dynastie) à Abousir. Sur une des parois conservée au milieu des ruines, est un fort beau basrelief représentant un bateau qui revient en Egypte et arrive devant le Pharaon. Jl est monté par des Égyptiens qui s'inclinent devant leur maître en s'écriant: Sa/ué à toi, Sahoura, dieu des vivants qui contemplent ta beauté !

SAnskitr Roma Ye

Fig. 2. Bateau égyptien revenant de la côte syrienne. Bas-rélief du temple de Sahoura à Abousir. Egyptiens et Asiatiques lèvent les bras pour saluer Pharaon. (Musée de Berlin) (D'après BREASTED, /7isé. d’Eg., fig. 74A)

À bord, sont des prisonniers ou étrangers Asiatiques que les Égyptiens obligent à se prosterner devant le roi.

Tout porte à croire que ce bateau revient d’une expédition aux ports

de SyriesC).

(!) GARDINER, 7%e Admonihions of an Egyptian Sage. Yeipzig 1909, 3, 6.

(2) Dans tous les textes précités, le bois en question est appelé ‘aÿ en égyptien. Quelques savants, à la fois égyptologues et botanistes, prétendent que ce mot ne désigne pas le cèdre mais une espèce de sapin qui pousse au Liban (Abies cilicica). On voit que cela n’importe pas à notre question. Cèdre, pin ou sapin, c’est toujours en Syrie que les Egyptiens vont chercher ce bois qu’ils estiment à juste titre (LORET, Quelques notes sur l'arbre äch dans Annales du Service des Antiquités de L'Egypte, XVI, p. 33; cfr. XIV, 1914, p. 1 sqq.; XVII, 1917, p. 25-28).

(5) HuGo GRESSMANN, Allorientalishe Texte und Bilder zum Allen Testamente, Tübingen 1909, II p. 123, fig. 247.

10 J. Egypte et Palestine avani les Hébreux — > RU mr

Un autre bas-relief du même temple montre trois ours attachés par des cordes et, à côté, des vases rouges allongés, au col très haut, tels quon en fabriquait en Phénicie (‘). Les ours viennent sans doute du Liban. Ce. n'est qu'une supposition, le tableau est incomplet, l'inscription manque, mais elle est suggérée par l'ensemble de la décoration dé ce temple, toute. constituée par des scènes de guerre en Libye et en Asie antérieure.

Les relations commerciales dont nous venons de parler se faisaient par mer et n'amenaient les Egyptiens que sur les côtes. Ils pénétrèrent aussi en Palestine par le désert. Pourtant aucun document de l'Ancien ou du - Moyen Empire ne nous les montre allant loin dans cette direction. Avant l'expulsion des Hyksos, ils ne semblent avoir eu aucun désir de conquête. Ils étaient bien chez eux et n'avaient rien à envier aux montagnes de Syrie. Ils se tournèrent vers le Sinaï où ils avaient trouvé de précieux gisements. Du côté du Nord et de l'Est, ils se tinrent sur la défensive et se contentèrent de refouler les Bédouins qui commençaient à les menacer.

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