‹ Les Hématozoaires du PaludismeChapitre 9 sur 63 · EE PE · texte numérisé non relu

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Vanpye Carter, Evans, A. CromBie, Roxazp Ross, Parrick Her et Parriex Manson le trouvèrent'aux Indes ; J.-M. Arxinson àHong-Kong ; Brzuer au Tonkin ; Gagrrrenevsky chez des soldats venant du Tonkin, etMariexon en Chine.

Souuté, Vincenr et Bouzran le retrouvèrent à Alger; Arxaun en Tunisie; Kaurmann en Égypte ; Grawrrz sur la côte ouest d'Afrique; Hans ZrEman au Cameroun ; Avres-Kopte à Loanda ; L. Vincenr au Gabon; W. Duccan au Sierra-Leone ; Marcaoux au Sénégal et au Soudan; Boissoxet Ferrer chez les rapatriés de Madagascar ; Laveran chez différents malades reve-

nant du Sénégal, du Soudan, du Dahomey, de Madagascar et sur des préparations de sang desséché que lui avait envoyées de l’île Maurice le D' ANperson.

Aux États-Unis, Counarzmann et Apgorr, Srennserc, W.OsLer James, Dock, Hewerson, Tuayer, Barker, FRENCH, Worperr et Weccu confirmèrent les découvertes sur l’Hématozoaire et publièrent d'importants travaux. Le parasite fut également reconnu par M. A. Marrenzo au Mexique; Avira Ecneverria au Guatemala, Enrioue Morapo et THomas Coronano à la Havane , DaxtELcs et Ozzaro dans la Guyane anglaise, F. Fararpo et Minanpa Azeveno au Brésil, Canron dans la République Argentine et Saxros À. Dommici au Vénézuéla.

En Océanie, Van per Scueer étudia le parasite à Batavia ; PLeun constata sa présence aux Indes hollandaises et A. Luxa à Manille (PI. I).

De toutes ces observations il résulte :

19 Que l’'Hématozoaire existe chez tous les individus atteints de paludisme ;

2° Qu'on ne le rencontre jamais chez les individus qui en sont indemnes.

L’'Hématozoaire du paludisme, sous ses différents aspects,

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forme-t-il une seule espèce zoologique ou en comprend-il plusieurs? Laveran a toujours prétendu et persiste à croire qu’il s’agit d’une seule etmême espèce, pensant que la forme de la fièvre tient plutôt aux disposilions individuelles qu’à une espèce différente de parasite. En France, son opinion est généralement admise. À l’étranger, au contraire, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis, les auteurs croient à la pluralité des espèces.

Dès 1885, GoLcr, de Pavie, étudiant spécialement le parasite dela fièvre quarte, est amené à penser que cette forme de fièvre est produite par une variété spéciale. Cet organisme, jeune, a l'aspect d’un petit corps hyalin situé à l’intérieur d’un globule. Bientôt apparaissent dans le parasite des grains de pigment formés aux dépens du globule rouge, qui est graduellement détruit, Au moment de la sporulation, le pigment se réunit au centre, le protoplasma se fragmente, prenant l’aspect d’une marguerite, puis les spores, au nombre de six à douze, sont mises en liberté dans le sang. Goua démontre donc une fois de plus que les corps en marguerite représentent bien une phase de développement du parasite. Il constate encore que les Hématozoaires de la fièvre quarte sont en grand nombre dans le sanget s’y développent simultanément, la durée du cycle évolutif étant de soixante-douze heures et la sporulation se produisant ainsi tous les quatre jours. Comparant l’évolution du parasite et les manifestations cliniques de la maladie, il démontre que l’accès de fièvre coïncide avec la sporulation d’un groupe de parasites; mais, pour que la réaction fébrile se produise, il est nécessaire qu’il se trouve dans le sang un nombre suffisant d’'Hématozoaires. Un seul groupe de parasites produira done un accès tous les quatre jours, et s’il existe plusieurs groupes évoluant séparément, l’accès se produira au moment de la sporulation de chacun d'eux. Ces observations, confirmées par

. Oscer, de Philadelphie, permettent d'expliquer lesfièvres dou- - blées. Gouer constate en outre qu’il existe une forme spéciale pour la fièvre tierce; cette variété évolue en quarante-huit heures, mais on peut trouver dans le sang du même individu plusieurs groupes de ce parasite évoluant séparément. Il remarque aussi que les corps en croissant n’existent ni dans la fièvre quarte, ni dans la fièvre tierce, mais seulement dans les fièvres irrégulières. Ces différentes questions furent étudiées par un grand nombre d’observateurs en Italie, en Allemagne,:en Autriche, en Russie et aux États-Unis, ettous arrivèrent aux mêmes conclusions.

En 1887, Counazman s’aperçoit que les corps en croissant se rencontrent surtout dans les fièvres rémittentes ou dans la cachexie palustre. Marcararava et Ceux et Canaris constatent également leur présence dans la fièvre estivo-automnale à Rome. Cette variété d’'Hématozoaire donne une fièvre irrégulière, souvent pernicieuse, et résiste à la quinine. Lesmêmes auteurs supposent que la fièvre estivo-automnale est produite par les petits corps amiboïdes, non pigmentés et endoglobulaires qui se transforment ensuite en croissants. Ils remarquent encore que la sporulation du parasite de la fièvre estivoautomnale n’a pas lieu dans le sang périphérique, comme pour ceux de la fièvre quarte et de la fièvre tierce, mais dans les organes internes tels que la rate, le foie, la moelle des os, le cerveau. Néanmoins l'interprétation des corps en croissant diffère considérablement, suivant Canaus d’une part, Marcararava et Ceuu d'autre part. Canaus pense que les corps en croissant sont capables de se segmenter, tandis que Marcuiarava et Cu ne les ont jamais vus sporuler. La majorité des observateurs acceptèrent cette opinion, considérant les corps en croissant comme des formes très résistantes, peutêtre capables de poursuivre lou développement en dehors du corps de l'Homme.

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Tout en différant sur certains points de détails, presque tous les auteurs admettent dès lors trois espèces d’Hématozoaires : |

1° Une pour la fièvre quarte;

2° Une pour la fièvre tierce ;

3° Une pour les fièvres irrégulières et estivo-automnales.

Mancniarava et Biexam vont plus loin et distinguent deux variétés de parasites des fièvres estivo-automnales, une qui évolue très rapidement, 'en vingt-quatre heures, l’autre évoluant plus lentement, en quarante-huit heures. Les caractères principaux de ces deux variétés sont d’ailleurs fort semblables et donnent des corps en croissant après un temps plus ou moins long. Ces deux variétés sont:

1° Le parasite de la fièvre quotidienne;

2° Le parasite de la fièvre tierce maligne.

Kocu n’admet pas que la fièvre quotidienne soit primitive et prétend que toute fièvre quotidienne est une récidive ou est due à l’action de la quinine.

SAkHARov distingue également, pour les fièvres irrégulières, deux espèces dont l’une formerait un genre spécial, établi d’abord par Grassr.

1° Hæemamæba præcox Grassi et FELETTI ;

2° Laverania malariæ Grassi et FeLerri.

En 1893, Gozar, étudiant les parasites des fièvres estivoautomnales à la clinique de Bacezzr, à Rome, reconnaît une troisième variété. Il remarque aussi que, dans les fièvres estivo-automnales, au lieu de trouver des groupes de parasites évoluant en même temps, comme cela se passe dans les fièvres quarte et tierce, on rencontre dans le sang des parasites à tous les stades de développement.

Cette troisième variété avait été précédemment établie par Grassr et Ferrer, qui avaient admis tout d’abord, pour les fièvres irrégulières, deux genres renfermant trois espèces,

PA acceptée aussi i par Poe Manson, en Nr. Le blond EE “ci-contre résume , d’après ces deux auteurs, les caractères distinctifs des différents parasites. £

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