OBSERVATION IX
Mine J..., malade depuis décembre 1926, à la suite d’üne hémopiysie d’un litre de sang environ survenue aux Galeries Lafayette, un mois après qu'elle avait accouché ; elle ‘est, suivie un mois à Ja Charité dans le service de M. Sergent.
Elle a des hémoptysies ensuite tous les mois, jamais sa tem- pérature n’a dépassé la normale.
Entrée à Bligny, pour un premier séjour, le 5 août 1927. Sa température est subfébrile, son état général bon, elle ne crache pas. Le sommet droit est submat, le murmure vésiculaire diminué. De nombreuses crépitations s'entendent en avant jusqu'au mamelon. Elles sont d'apparence superficielle, à type cortico-pleural. Les signes anormaux moins étendus en arrière, sont localisés dans la fosse sus-épineuse. À l'examen radioscopique on ne notait que deux ou {rois taches imprécises au sommet gauche, l’ensemble des deux champs pulmonaires était perméable et satisfaisant. La radiographie ne faisait que confirmer l’examèen. Aire sous-claviculaire ‘non homogène,
quelques taches floues ne diminuant pas la transparence générale du poumon.
Les signes généraux sont restés fixes pendant 6 mois, Ou n'a jamais pu, par les divers examens que l'on a pratiqués, -déceler la présence de B..K., ni dans les crachats, ni dans les
Le De selles, Mme J... est rentrée chez elle pour continuer à se soigner. RATES : à En novembre 1928, elle à été reprise d'une nouvelle hémoptysie : 2 verres de sang. La température est montée à 37°8, au maximum. Mais un foyer congeslif était nettement perceptible au sommet. |
Elle est rentrée à Bligny pour un 2° séjour: le 5 mai 192$. Ie sommei gauche était mat en avant et en arrière avec de gros râles buileux dans le tiers supérieur du poumon. À la radioscopie, le sommet gauche était diminué d’homogénéité êt s'éclairait mal. À la radiographie, aspect lacunaire du sommel gauche. Poumon droit normal. ‘
La température se maintenait à 37°6. La malade crachait des bacilles en abondance, mais son état général demeurait Dons BUE : l
Un pneumothorax artificiel à été réalisé le 16 mai, à la suite de quelques crachats rouges survenus les 15 et 16 mai-(air -225, P. L — 7. P. TT. — 5). Le pneumothorax se devinait à la “base: Dès: le 17 mai, il y avait. des traces de liquide dans le cul-de-sac. ;
On réinsuffle les 17 et 18 mai. Les seuls signes de : neumethorax sont constatables radiographiquement : *L'ekitste une clarté à l'extrême nel partie interne et une ombre liquidienne occupe le quart inférieur du champ pulmenu:re.
Le 19 mai survient une grosse hémoptysie d'un . Cra- choir environ de 250 cm3: L'hémoptysie se répète ensuite sans interruption pendant 12 jours, à raison d'un grand. crachoir par jour en trois fois dans la journée et d’une manisre assez régulière. La malade était parvenue à un état d'anéraie 1utense. Insuffitions les 22 et 29 mai.
La-température qui était à 38° au début de l'hémoptysie, monte progressivement à 40°.
Dès le r°° juin, on constate, à la radiographie, un ensemencemenf rapide intéressant la base droite. Le reliquat du pneumothorax était encore visible à la partie externe.
Pete
Le 21 juin, le moignon pulmonaire était devenu plus opaque et le poumon droit présentait, dans son ensemble, un aspect pseudo-granulique. La respiration y était très bruyante
avec ‘sibilances bronchiques d'encombrement et crépitations disséminées, |
La malade est encore alitée, actuellement la fièvre a un peu
baissé, l’évolution de sa tuberculose bilatérale continue. <
\ OBSERVATION X M. C..., 29 ans, tourneur, entré à la Charité, le r9 octobre 1925, a eu toute son enfance marquée par des épisodes hémop-
toïques fréquents, sans autre indice fonctionnel attribués à. ; des troubles rhino-pharyngés. Amygdalectomie double à 24.
ans. Ces hémoptysies, après.avoir cessé reprennént en avril 1925, à la suite d'une congestion pulmonaire, sous la forme d'expecloration sanglante, mais intermittente, réveillant souvent le malade la nuit, Bon état général à l'entrée.
O — 38. k Poumon droit : matité en avant, vibrations conservées, respiration forte, sans aucune anomalie ni en avant ni dans l’aisselle.
Poumon gauche : diminution de la sonorité en avant, sans autre anomalie, Submatité dans le tiers supérieur en arrière, vibrations normales, frottements et râles humides à Ja base. Rien dans l’aisselle. É Les crachats ne contiennent pas de B. K. Mauvaise respiralion nasale due à un éperon de la cloison nasale droite. Pharyngite granuleuse. Larynx normal. B. W. négatif. Pneumothorax créé le 27 octobre 1925, à cause de la fièvre persistante et de l'augmentation notatle de l'expectoration. Après la pramière insufflation (400 EUR Ce 12) le pou-
mon est très incomplètement décollé. Bulle d'air à la partie inféreure et décollement médiastinal inférieur. Le sommet adhère à la paroi.
3° insufflation le 30, 500 air — 7 — 2.
Le 3o°octobre, poumon gauché : Matité du tiers supérieur de l’hémithorax, surtout accentuée dans la fosse sus-épineuse, vibrations fortes, respiration soufflante avec souffle accentué dans la région para-vertébrale. Frottements pleuraux. Bulleux dans les fosses sus et sous-épineuses, retentissement de la voix sans pectoriloquie aphone vraie. Matité de toute la région supérieure et postérieure de l’aisselle, vibrations très faibles. Souffle. Bouffées très denses et râles humides. Rugosités pleurales jusqu’à la base. Submatité sur toute la hauteur en avant. Vibrations conservéses mais faibles. Murmure vésiculaire faible dans la région sous-claviculaire, crépitations souspleurales sèches augmentées par la toux, qui donne quelques bulles humides.
Poumon droit : normal.
Une hémoptysie survient le 1° novembre assez abondante, mais vite arrêtée. Elle n'est pas suivie de fièvre. Les insufflations peuvent être continuées régulièrement.
Le malade est insufflé le 3r décembre (600. air — 9 o). Après quoi il fait une poussée liquidienne. Il n'est plus insufflé de longtemps. On notait, le 18 janvier, une déviation
médiastinale accentuée et une. main de liquide dans le cul-
de-sac.
Le 19 janvier se déclenche une thémoptysie qui dure 16 jours. Aucun médicament n'agit. La pression intrapleurale était de + 3 1/2 le 3 février. Le crachement de sang n'a pas été suivi de fièvre.
Le 4 mai, pour la troisième fois, le malade a craché du sang. Il avait été pouctionné 5 jours avant. Extraction 1000 liquide. Insuffl. 600 air. P. T. = o.
Ces trois accidents n’ont empêché l'amélioration ni de l’état