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dans la classification la plus judicieuse qué Fon pourrait en donner. Ün mauvais discernement de ces faits, au contraire, est capable d'apporter avec lui beaucoup de confusion. |
Cette classification, d’ailleurs elle-même rendue difficile pour les raisons que nous avons énumé- rées précédemment laisse craindre de négliger la vérité telle qu’elle se présente pour tomber en une schématisation arbitraire et théorique.
Tandis que nous recherchions depuis quelque ‘temps déjà un ordre qui pouvait nous satisfaire, ce fut encore notre maître, le Professeur Sergent, qui nous fit remarquer quels rapports unissaient ces diverses hémoptysies avec le temps dans lequel elles apparaissent au cours de la collapsothérapie. Les unes survenaient immédiatement et sans le moindre retard, d’autres attendaient au contraire quelques jours pour se produire, mais demeuraient en-. core sous la dépendance de l'acte par lequel on créait le collapsus pülmonaire. Les dernières, enfin, se trouvaient dispersées dans le temps et ne survenaiént que très tard, s’isolant ainsi de l'intervention thérapeutique.
Ainsi, nous décrirons donc successivement des hémoptysies immédiates, des hémoptysies rapides et des hémoptyages tardives.
ren V1 Etre
1° Hémoptysies immédiates.
Ce fut à l’occasion du premier accident hémoptoïque qui survint chez M. H (observ. 1) au début de l'entretien de son pneumothorax, que nous attribuämes pour la première fois une signification aux hémoptysies immédiates et que nous les isolâmes des autres. Nous voudrions rapporter ce premier groupe de faits de la façon qu’il nous apparut. s
: Deux jours avant l'accident, une première insufflation avait été faite chez M. H. sans incident. Au moment de pratiquer la seconde, on introduisit l'aiguille au travers de la paroi thoracique. Il suffit d'enfoncer l'aiguille. Dès qu'elle fut placée, avant même que le mandrin fut retiré un flot de sang monta à la gorge du malade. Il'se mit à le cracher en abondance. On se crut obligé d'interrompre lin sufflation pour avoir recours aux soins médicaux d'urgence que commandait l’hémorragie. Celle-ci fut d’ailleurs bientôt arrêtée.
Nous sommes demeurés frappés par ces circonstances, par la brusquerie de l'accident, par les caractères très particuliers de cette hémoptysie qui la différenciaient de celles qui survinrent plus tard. La collapsothérapie elle-même ne pouvait guère être invoquée, puisqu'on n'avait pas ençore injecté d'air dans la plèvre, Le malade ne se trouvait pas en période d'hémontvsie, Î n'avait pas crackié de sance depuis trois mois environ. Un seul fait était survenu, la piqüre, et nous pensions que c'était elle que
l'on devait incriminer, lorsque deux autres cas sont venus confirmer cette hypothèse, ne nous laissant | plus aucun doute sur la nature traumatique de ces hémoptysies.
M. R. (observ. Il, 2° partie) était porteur depuis peu de temps d'un pneumothorax artificiel double. Le pneumoth. gauche, le dernier créé, se trouvait incomplet, Le poumon demeurait voisin de la paroi. Les insufflations étaient difficiles ; on. piquait plusieurs fois pour effectuer chacune. À la cinquième insufflation, la piqüre fut particulièrement douloureuse. Avant encore que l’on ait retiré le mandrin, le malade sentit un goût de sang*« lui monter à la gorge ». Il eut un crachat rouge. Quatre autres pi-
qûres furent tentées ce même jour sans résultat. ne fut que 48 heures après qu'en une nouvelle tentative l’insufflation put être pratiquée normalement
Iken fut de même dans la deuxième partie de l'observation JIT. La situation était analogue à la précédente. La malade avait un pneumothorax droit qu'on avait été obligé de relâcher pour lui en créer un second à gauche. La base droite était accolée à la paroi. Les insufflations droites étaient difficiles. Par deux fois, on a péniblement retrouvé. la bulle d'air. Ces deux insufflations ont été consécutivement suivies de quelques crachats rouges. L'insufflation suivante a pu être pratiquée normalement sans difficulté. Mile D. n’a plus craché de sang. Elle est encore en traitement et aucun autre incident n’a depuis été signalé.
Nous n'aurions peut-être pas osé donner ici une. place aussi importante à ces hémoptysies si leur fréquence ne nous avait nous-mêmes étonnés. Parmi : les quelques 5 observations que nous avons réunies par hasard, le chiffre de 3 est considérable. Lorsqu'un poumon est mal collabé, soit que des. adhérences le retiennent à la paroi, soit que la densification du parenchyme pulmonaire S'Opposé à sa rétraction, il-n’est pourtant pas extraordinaire que:
, l’aiguille puisse pénétrer jusque dans le poumon. Il suffit que lon ne prenne point garde aux conditions de l'insufflation, Nous imaginons que le fait doit assez souvent se produire. Il en est alors comme d’une autre piqûre que l'on pratiquerait en tout autre tissu. Pour un certain nombre de fois où l'aiguille plisse entre les vaisseaux, il en est d’autres où elle les atteint. L'hémorragie est alors proportionnelle à Fimportance de la blessure et du vaisseau blessé’.
Il faut d'ailleurs avouer que chez ces trois malades et chez deux d’entre eux il s'agissait de pneumothorax double. L'accident, par une grande chance sans doute, ne fut suivi d'aucune conséquence. Le crachement de sang fut le seul symptôme qui permit de le constater. Il a pu servir pour l'avenir à prévoir de plus amples précautions, car sans lui, on ne se fut sans doute aperçu de rien.
On conçoit que lorsque ces hémoptysies se produisent leur caractère le plus significatif soit la brusquerie ; c’est elle qui permet de les reconnaitre.
baie
En tous Cas, eMles-ne nous ont pas semblé graves ce sont de simples incidents de l'entretien du pneumothorax plus, que des accidents de la collapsothé- Tapie.
Elles. ne peuvent pas, bien entendu, survenir dans la phrénicectomie. : : |
Hémoptysies rapides
- Les hémoptysies qui survinrent peu de temps après le collapsus pulmonaire étaient au contraire beaucoup plus fréquentes. Elles constituaient avec les hémoptysies du troisième groupe la presque totalité des’ cas. Aussi le nombre de celles que nous avons réunies est-il trop grand pour que nous puissions, comme nous l'avons fait précédemment, reprendre les caracières de chacune. Nous nous bornerons à les envisager dans leur ensemble, nous contentant de citer à l’occasion celles d’entre elles qui nous ont le mieux servi à fixer leur origine.
Nous n'avons pas eu de peine à «télimiter le cadre ‘de ces hémoptysies. Il ne nous a pas été difficile de les séparer des autres. Nous voulons comprendre comme hémoptysies rapides toutes celles qui surviennent dans un délai encore court après l'acte du collapsus. Nous croyons que ce délai, le plus souvent, ne dépasse pas quelques heures à quelques jours. Nous avons pu cependant constater exceptionnellement, il est vrai, et lorsque les effets du collapsus ‘semblaient s'être pendant tout ce temps