‹ Les hémorragies des hépatiquesChapitre 19 sur 48 · SAC · texte numérisé non relu

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saignaient, alors que P. E. Werr examinait des hépatiques en bloc.

Sur 10 observations personnelles de syndromes hémorragipares chez des hépatiques il trouve :

Retard de la coagulation : 9 fois sur 10.

Temps de saignement prolongé : 2 fois sur 10

Signe du lacet : 4 fois sur 10. |

En y joignant des observations antérieures, il trouve sur un total de 26 malades :

— dans 27 % des cas, syndrome hémophilique avec retard de la coagulation, très net : ces cas sont les plus graves.

— dans 16 % des cas, syndrome hémophilique incomplet avec temps de saignement normal.

— dans 31 % des cas, le syndrome hémogénique est net ou prédominant, cas beaucoup plus favorables.

Plus rarement syndrome mixte.

— dans 23 % des cas, il existe seulement des stigmates de fragilité capillaire.

Il conclut que dans le grand syndrome hémorragique des hépatiques, le syndrome hémophilique est . peut-être plus fréquent que le syndrome hémogénique, ce qui serait en concordance avec les données de la physiologie.

Nous pensons que si les avis diffèrent ainsi sur l'importance des troubles de la coagulation présentés par les cirrhotiques, c’est que la méthode la plus. usuelle pour mesurer la vitesse de coagulation, présente de grandes imperfections comme l’avait noté Marcel Brocx et antérieurement Et. Brissaun.

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Quel est le procédé habituellement utilisé ? C’est celui de l’éprouvette. Le sang prélevé par ponction veineuse est recueilli directement dans un tube à hémolyse préalablement porté au rouge sombre pour détruire tous les corps étrangers.

On maintient le tube à 33-37, et on observe soigneusement le début de la prise.

Or par cet examen direct, in vitro, M. Bzrocx notait que des sujets normaux ont des temps de coagulation de 17-20 et même 30 minutes, que dans les maladies à hypérinose comme le rhumatisme articulaire aigu, la pneumonie, le sang est long à coaguler, fait vraiment paradoxal.

Il concluait qu’il n’y a aucun rapport entre coagulabilité et vitesse de coagulation.

D'ailleurs l’imprécision du mode de recherche est flagrante, les résultats variant pour un même sang avec le calibre des tubes ou à 2 examens sucecessifs.

C’est cependant à l’étude de la vitesse de la coagulation que se bornent tous les travaux publiés ; en fait, il y à sans doute un intérêt médiocre d’interroger plus intimement le phénomène de la coagulation, les troubles ainsi décelés sont trop minimes pour influer considérablement sur les hémorragies éventuelles.

Par son épreuve très sensible de la recalcification du sang citraté, M. Boca trouve des hypocoagulabilités chez des malades dont la vitesse de coagulation est dans les limites de la normale, c’est le cas des

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hépatiques en particulier et de certains purpuras simples.

Or il n’observe aucun parallélisme entre les stigmates ainsi mis en évidence et la production d’hémorragies. Ces réserves faites, nous croyons intéressant pour terminer de rapporter les résultats de nos recherches au point de vue hématologique ‘dans un certain nombre de cirrhoses.

Nous avons exploré le temps de saignement, recherché aux deux oreilles ; la vitesse de coagulation par le procédé déjà indiqué de l’éprouvette et le signe du lacet.

Nous classons les malades en 2 groupes :

— ceux ayant présenté à un moment quelconque de l’évolution des hémorragies.

— et ceux n’ayant jamais saigné.

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