‹ Les hémorragies des hépatiquesChapitre 24 sur 48 · DT PS · texte numérisé non relu

DT PS

Signe du lacet = 0.

Légère hémogénie.

6) Mme G., salle Beau, 34 ans.

Cirrhose hypertrophique, splénomégalique, sans ‘ascite, sans circulation collatérale, chez une bacillaire. Subictère.

Pas d’hémorragies, mais existence à plusieurs reprises et lors de l’examen de la malade d’un purpura discret.

Temps de saignement 3.

Temps de coagulation 10”.

Signe du lacet négatif.

Pas de stigmates sanguins.

7) M., 39 ans, salle Vulpian.

Cirrhose pigmentaire, avec très gros foie, splénomégalie; œdème des membres inférieurs, mais ni ascite, ni circulation collatérale, pas de glycosurie.

N'a jamais saigné.

Temps de saignement 3.

Temps de coagulation 4’.

Signe du lacet négatif.

Considérons ces résultats dans leur ensemble :

Dans 7 cas de cirrhose n’ayant jamais saigné nous trouvons :

— Absence de tout stigmate sanguin : 2 fois

— le signe du lacet 2 fois sur 7

le retard du temps de saignement 3 fois sur 7; un

syndrome hémogéno-hémophilique 1 fois. Dans ce |

dernier cas l’hémophilie est importante (temps de

coagulation 20°) et pourtant le malade n’a jamais saigné.

ME

EE per

Dans 15 cas de cirrhoses ayant présenté à une période quelconque de leur évolution des hémorragies nous trouvons :

2 fois absence totale de stigmates sanguins

7 fois hémogénie

1 fois hémophilie pure.

4 fois hémophilo-hémogénie

5 fois le signe du lacet.

La forme la plus hémorragique comportait le signe du lacet isolé, mais très fortement positif.

Par contre les formes où 1l existait un retard du temps de coagulation n’ont pas semblé plus particulhièrement hémorragique (obs. 15 par exemple).

Quant à la fibrine, elle est généralement diminuée. Mais on voit des taux assez bas 2 gr, 52 2 gr, 80 n’entraîner aucun retard de la coagulation, alors qu’un temps de coagulation de 20 minutes est trouvé chez un malade qui à 5gr,60 de fibrine ? En pleine insuffisance hépatique elle reste par ailléurs (obs. 14) à 4gr,50. Ceci confirme la difficulté d’établir un lien étroit entre la rapidité de la coagulation, le taux de la fibrine, et le degré de l'insuffisance hépatique

Quoiqu'il en soit, il paraît certain, comme lindiquait M. AUBERTIN, qu’un léger retard de la coagulation soit assez fréquent chez les hépatiques Mais ce n’est pas le trouble le plus souvent rencontré,et il est exceptionnellement isolé, Enfin on ne le voit pas plus particulièrement chez les malades qui saignent. |

Le stigmate le plus fréquent est sans aucun doute

LÉMRAOUE

une légère prolongation du temps de saignement et avec lui le signe du lacet.

Il faut noter la variabilité extrême de tous ces troubles dyscrasiques aux différents examens. Il faut pratiquer plusieurs fois les mêmes recherches chez les cirrhotiques pour les rencontrer, ils n’apparaissent parfois que par poussées.

D'une année à l’autre, les altérations sanguines d’une de nos malades se sont totalement modifiées. Tout ceci n’est pas pour nous surprendre, et est identique à ce qui s’observe chez les hémogéniques comme nous le verrons.

Ainsi le purpura des hépatiques s'accompagne par ordre de fréquence des stigmates sanguins suivants :

Allongement du temps de saignement.

Signe du lacet.

Retard de la coagulation.

Ces symptomes sont isolés ou plus ou moins associés : on peut les retrouver chez des hépatiques qui saignent.

Ils existent dans un certain nombre d’observations où aucune hémorragie n’est notée.

Enfin des malades qui saignent peuvent ne présenter aucun de ces stigmates.

Mais, en général, les recherches répétées finiront par mettre en évidence l’allongement du temps de saignement.

Avant de terminer nous ferons une dernière remarque : C’est qu’il n’y'a aucun parallélisme entre la

DNA PAS M è RES RENTE !

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