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Comment expliquer ce cas, si l’on ne fait intervenir dans la pathogénie des hémorragies un autre organe ? Quant aux lésions spléniques, elles sont considérables : congestion avec réaction macrophagique, hémorragies par places, surtout réticulose diffuse, particulièrement intense dans le cas 11. Les lésions sont toujours prédominantes dans la pulpe rouge.
En terminant, nous ferons remarquer que le rôle de la rate à l’origine des hémorragies semble particulièrement important à la lecture de ces faits expérimentaux. Dans le cas où la splénectomie arrête des hémorragies, comme dans le purpura, on peut invoquer, à tort croyons-nous, un mécanisme plus ou moins indirect, sur la moelle, par exemple, déterminant une poussée de plaquette qui met fin aux saignements.
Mais ici, la splénectomie a précédé de quelques jours à plusieurs semaines l’intoxication phosphorée, et celle-ci n’a pas fait saigner les chiens ainsi mutilés. N'est-ce pas la preuve que la lésion splénique joue un rôle direct de nature évidemment encore impré-
cise à l’origine de tout syndrome hémorragipare ?
En résumé, il reste acquis de notre expérience que lintoxication phosphorée entraîne bien des hémorragies chez le chien comme l'avait vu Dovon, à condition de mener l’intoxication d’une manière subaiguë pendant plusieurs semaines et non brutale-
ment.
Quand on intoxique en même témps à doses proportionnelles avec la même huile phosphorée des chiens préalablement splénectomisés, on n’observe chez ceux-ci aucune hémorragie, aucune tendance à un allongement quelconque du temps de saignement. On ne peut incriminer les inégales lésions du foie pour expliquer un comportement aussi différent. Parmi les chiens splénectomisés, certains avaient les plus importantes lésions du parenchyme hépatique et n’ont cependant pas saigné.
Quant au fibrinogène, il diminue indentiquement chez tous les chiens, le phénomène entraînant une hypocoagulabilité qui ne devient d’ailleurs considérable que près de la mort.
Ainsi, la tendance aux hémorragies, l’hémogénie de l’intoxication phosphorée est démontrée un symptôme splénique.
L’hypocoagulabilité par Dares de fibrinogène, un symptôme hépatique.
L’association des deux ordres de symptômes se retrouve dans les intoxications qui lèsent gravement le foie et la rate.
Mais la lésion splénique et l’hémogénie qu’elle entraîne est indispensable pour qu’apparaisse l’hémorragie.
Il n'existe donc aucune preuve expérimentale d’une relation entre les lésions de la cellule hépatique et la production des hémorragies. L’expérimentation Permet, au contraire, d'affirmer la nécessité d’une lésion splénique à l’origine de tout syndrome hémorragipare,
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