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Ceci nous explique que le syndrome hémophilique soit rarement accentué et pur chez les hépatiques.
I ne semble d’ailleurs pas être à l’origine de leurs hémorragies, ce qui n’a rien d'étonnant puisque nous savons que si l’hémophilie familiale rend les saignements graves et prolongés, elle n’est pas un facteur d’hémorragies spontanées.
6) Doyon ayant observé chez les chiens soumis à Vintoxication phosphorée une tendance très accusée
au saignement, en concluait qu’il existe une relation
entre les lésions de la cellule hépatique ainsi provoquées et tes hémorragies.
Mais il faudrait pour que l'argument garde sa valeur que le foie soit seul lésé par le poison. Or un autre organe n'est-il pas en même temps altéré, ce qui expliquerait plus clairement les hémorragies ?
Nous croyons l’avoir démontré par notre expérimentation.
7) Par intoxication phosphorée nous avons lésé le foie d'animaux préalablement splénectomisés et ils n’ont pas saigné alors que les animaux témoins ont présenté une tendance plus ou moins marquée aux hémorragies internes ou externes.
Ceci démontre pour nous l’origine en majeure partie splénique des hémorragies des hépatiques intoxication phosphorée provoquant le type même des graves destructions du parenchyme hépatique
réputées hémorragipares.
J. Fouquet, 9
8) Une dernière preuve de l’origine splénique du purpura des hépatiques est fournie par une observation que nous rapportons et où la splénectomie mit fin aux hémorragies continuelles d’une cirrhotique cependant que les stigmates sanguins disparaissaient.
9) La clinique seule pourra déterminer dans l’avenir jusqu’à quel point les cirrhotiques sont justiciables de la splénectomie et dans quels cas,
10) Il n’en reste pas moins qu’il faut dissocier démais dans tous syndromes hémorragipares survenant chez un cirrhotique :
Le trouble de la coagulation dû à la baisse du taux du fibrinogène, symptôme hépatique, et
La tendance aux hémorragies, l’hémogénie, symptôme splénique.
Vu: Vus Le Doyen, Le Président de la Thèse, BALTHAZARD. F. BEZANÇON