INTRODUCTION
Dans un esprit de synthèse bien légitime, la plupart des auteurs qui se sont intéressés jusqu’à présent aux cirrhoses du foie ont cherché à rattacher aux altérations de cet organe les symptômes si divers observés pendant l’évolution de la maladie. La description en est alors d’une simplicité bien séduisante. Le syndrôme d’hypertension portale et le syndrome d'insuffisance hépatique s’en partagent tous les signes. À lun revient l’ascite, la circulation collatérale, la splénomégalie, les hémorragies digestives, les troubles de la diurèse. À l’autre l’ictère, les troubles de la fonction pigmentaire, de la fonction sucrée, de la fonction protéique, de la fonction d’arrêt et d’élimination et de la fonction sanguine.
Durant notre année d’internat chez le Professeur agrégé ABRAMI, nous avons été vite convaincu, en suivant son lumineux enseignement, que l’on devait envisager tout autrement la séméilogie des cirrhoses. Ce sont des maladies qui, loin de frapper uniquement la glande hépatique, s’étendent au côntraire à tout le système réticulo-endothélial et en premier heu à la rate, à la plupart des glandes à sécrétion interne pancréas, surrénales, thyroïde, glandes génitales, ete.