‹ Les Hemorragies HemorragiparesChapitre 20 sur 27 · CAUSES · texte numérisé non relu

CAUSES

a) Traumatiques :

Ce sont les plus nombreuses. La plupart des hémorragies premières sont dues à des traumatismes. L'écrasement d'un doigt amenant la formation d'un hématome, une plaie de la face qui saigne, une hémarthrose traumatique du coude, un hématome traumalique de la cuisse, ont entraîné des hémorragies.

LHOD AE b) Spontanées :

WEIL dans le Sang (16), signale une hémarthrose spontanée du genou gauche qui s'est accompagnée 24 heures après d'ecchymoses et épistaxis.

c) Thérapeutiques :

Sang 1930 (16). Une injection de 20 cc de sang sous la peau de l'abdomen, a provoqué dans les 24 heures une hémorragie énorme, faisant tout le tour du ventre et du dos depuis le pubis jusqu'aux mamelons.

d) Opératoires :

MATHUY, DAUMET, SOULIER, LE BOLLOCH et FAYET (13) ont signalé des hémorragies graves au cours d'intervention thoracique.

Observ. : M. X.., 35 ans. Lobectomie inférieure gauche pour suppuration. Opération, assez hémorragique, dès le début. Hémorragie de caractère anormal à la fin du‘pédicule. Persistance de l'hémorragie, réintervention, ligature du pédicule gauche (artère et veine) sans totalisation.

L'hémorragie continue et le malade meurt après quelques heures. Sang veineux en fin d'intervention incoagulable.

Dans ce cas, l’hémorragie, normale dans une telle intervention, s'est transformée en hémorragie grave, malgré hémostase et traitements habituels et a entraîné la mort,

WEÏIL (16), DREYFUS (9) signalent des hémorragies secondes, à la suite d'un saignement provoqué par avulsion dentaire.

€) Patholagiques :

L'observation de BROUSTET, LEVY, VALLAT (3) rapporte le

cas d'un état hémorragipare déclenché par les métrorrhagies d'un fibrome.

CALVET (4} rapporte l'observation suivante, rupture de G. E. U.

à la suite de

Observ. : Mme X.., 18 ans, opérée pour rupture de grossesse extra-utérine. Pas d'anomalies sanguines au début de l'intervention. Trois heures après on constate une hémorragie de la plaie, le pansement et la garniture se souillent de sang. La malade est pâle, nauséeuse. Les transfusions sont sans effet. Cinq heures après on décide d'intervenir à nouveau : il existe un hématome pariétal volumineux. Présence de sang dons le péritoine. Les orifices d'injection LM. se mettent à saigner. Le song qui coule est incoagulable. La mort survient sept heures après l'intervention initiale.

f} Physiologiques :

WEIL dans le « Monde Médical » (18), rapporte des observations où les règles elles-mêmes semblent provoquer un état hémorragipare.

BLANC, dans sa thèse (2), rapporte de nombreuses observations d’hémorragies graves après accouchement. Tout se passe bien jusqu'à la délivrance. À ce moment apparait un petit écoulement de sang fluide et poisseux et noir à l'expression utérine. Après un intervalle libre de 15 minutes à deux heures apparaît une grande et brutale hémorragie contre laquelle ni ergotine, ni retro-pétuitine, ni parfois même les perfusions de sang n'ont d'influence.

Observ. : GRASSET (10). Après accouchement normal et ré-

traction utérine normale il persiste un léger écoulement san-

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