‹ Les Hemorragies HemorragiparesChapitre 4 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Observation obligeamment fournie par MM. les docteurs LEMARCHAND, MONDILLON, SARIC :

M": X.… a déjà mené à bien deux grossesses, il y « 5 ans et 3 ans. La grossesse actueile a évolué également sans incident d'aucune sorte, jusqu'ici. Mais voici qu'au huitième mois, sans aucune raison, le fœtus cesse de donner des signes de vie : quinze jours plus tard, le 20 octobre 1949, le travail se déclanche. Accouchement d'un fœtus mort et macéré de huit mois : travail et délivrance se sont effectués normalemeni en trois heures.

Toutefois, l'hémorragie de la délivrance continue et ne cède pas aux médications utilisées (ergotine, rétro-pituitine, compression) et la malade est transportée en clinique en fin de matinée. Une révision utérine ne ramène que des caillots. L'hémorragie continue toujours malgré un utérus contracté et dur, puis s'accompagne de pétéchies et d'ecchymoses disséminées sur tout le corps. Des transfusions, de l'ergotine, puis rétropituitine, vitamine K, thrombase en injections et localement ne changent rien au tableau clinique qui s'aggrave de plus en plus. À quatorze heures, temps de saignement 10’ 15”, coagulation en 8’ sur lame, 7’ en pipette, prothrombine à 30 %. Le pouls est petit, rapide à 140, température 37,4 On décide de pratiquer une hysterectomie, laquelle est faite à 17 heures 30, sous anesthésie générale. Laparotomie médiane sous-ombilicale, hysterectomie sub-totale avec évidemment du col facile

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