DURE
sous transfusion per-opératoire. Durée 35 minutes. Dès la ligc-ture des pédicules artériels, la malade se recolore. Fermeture sans draînage. Utérus sans anomalie.
Dès lors, l'évolution se fait très vite favorablement. Quelques examens sont pratiqués :
21 octobre : Saignement 5’ 30”. Coagulation sur lame 4 SÛ', prothrombine 60 %. Hématies 2.200.000. Leucocytes 16.000.
Plaquettes légèrement diminuées.
24 octobre : Saignement 2° 15”. Coagulation sur lame 4’, prothrombine 100 %.
31 octobre : Saignement 4 20”. Coagulation sur lame 4’, prothrombine 98 %. Globules rouges 3.900.000. Leucocytes 11.000.
La malade sort le 5 novembre 1949.
3 janvier 1952 : Hémet'es 4.729.000. Leucocytes 6.909.
La malade s'est très bien portée depuis lors, comme d'ailleurs elle s'était très bien portée auparavant, sans que l'on ait pu relever une anomalie quelconque, hormis peut-être une hémorragie jugée excessive à l'occasion d’une avulsion dentaire dans le cours du 7° mois de la grossesse actuelle.
Cette observation, à notre avis, pose le problème d'une hémorragie de cause externe qui entraine l'installation d’un état hémorragique grave. On peut penser, tout d'abord, que cette hémorragie est la première manifestation d'une affection restée jusque-là, à peu de chose près, latente. Le saignement après avulsion dentaire au 7° mois de la grossesse en serait la première manifestation, et le syndrome se serait progressivement aggravé. Cette hypothèse, cependant, est controversée par les faits que l'hémorragie de la délivrance était normale et que rien ne laissait supposer le syndrome grave apparu brusquement, qu'aucun trouble ne s'était manifesté auparavant et que rien, par la suite, n'est venu confirmer l'existence d'une diathèse hémorragique, la crase sanguine restant sans anomalie.
Lan 0 PAPE
D'auire part, la relation étroite existant entre l'évolution du syndrome et l'évolution de l'hémorragie première, la cessation immédiate des phénomènes par cessation du saignement premier, paraissent faîre jouer à l‘hémorragie première un rôle important.
Même si on ne veut pas admettre cette hypothèse, elle reste aussi valable que la première, posant le problème d'une hémorragie première entraînant des phénomènes hémorragiques secondaires.
C'est à ce propos que nous avons voulu faire une revue générale autour de la question.