‹ Les Hemorragies HemorragiparesChapitre 6 sur 27 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Depuis une irentaine d'années, de nombreux cliniciens ont eu leur attention attirée par un groupe de phénomènes hémorragiques qui avaient tous un point de départ commun : un saignement premier.

La littérature médicale antérieure rapporte bien quelques phénomènes de ce genre, mais sans faire de relation de cause à effet et en les attribuant, soit à une diathèse hémorragique, soit au trouble d'un organe lésé.

C'est à P. CHEVALLIER que semble bien revenir le mérite d'avoir individualisé de tels phénomènes. En 1913, il rapporte le cas d'une nullipare de trente ans qui, au début de ses règles, souffrait et présentait des épistaxis. L'accouchement en gros caillots du sang utérin faisait cesser les épistaxis. On élargit alors le canal cervical qui était filiforme et, depuis cette époque, il n'y a plus d'épistaxis. Onze ans plus tard, en 1924, il publie l'observation suivante :

Observ. : D'une petite fille de 3 ans et 7 mois, le médius gauche à son extrémité est pincé dans une porte. D'emblée, apparrit sur toute la phalangette un piqueté purpurique bleuâtre.

La

Puis l'ongle noircit. Une heure après, l'ongle est noir, bombé, par un éponchement. On incise l'ongle avec la pointe d'une aiguille. Deux gouttes de sang noir se répandent.

En même temps, du sang rouge apparaît aux narines. L'épistaxis continue 5 minutes. Un mouchoir est taché. Le lendemain matin, l'enfant va à la selle. Aves les selles moulées s'écoule un sang rouge vermeil, environ 1 cc. Cette hémorragie anale est indolore. Le traumatisme digital suit l'évolution habituelle. Jamais d'hémorragie avant cet incident. Le père «a un sang normal. L'enfant est brune, nerveuse. À été sujette au strophulus dont chaque poussée suivait l'ingestion de chocolat. Congestion pulmonaire à huit mois.

Cinq mois se sont écoulés. Une violente chute sur le nez n'a provoqué que trois gouttes de sang. Aucun stigmate d'hémogénie ni d'hémophilie.

P. CHEV ALLIER pensa alors qu'une hémorragie première, interne, pouvait entraîner des hémorragies secondes. E. WEIL, consulté, ne connaît pas de cas identiques. Il lui semble alors que chez des hémogéniques une hémorragie déterminant un hématome tissulaire peut déclencher d'autres hémorragies.

D'autres cas sont bientôt publiés : en 1926, par Isch. WALL dans sa thèse (11) : la même année, par CLERC et LEVY (6) : puis, en 1930, par E. WEIL (16-17).

L'hémorragie première est facilement mise en évidence parce que Souvent traumatique, elle se révèle soit interstitielle, muqueuse ou séreuse. En 1930, dans « Le Sang » (16-17), paraît un premier travail résumant les connaissances acquises d'où il résulte qu'une hémorragie première, provoquée ou spontanée, externe ou interne, peut favoriser l'éclosion d'une série de manifestations hémorragiques ultérieures, survenant après un certain temps d'incubation.

Page 1