PA
ne
tombe dans un état d’obnubilation profonde, qui bientôt se transforme en un coma complet. Le début de ces accidents, correspond exactement au premier jour des règles.
— Le coma reste complet pendant 3 jours; puis se dissipe peu à peu, sous l'influence de ponctions lombaires : mais la malade reste soporeuse pendant quelques jours.
— Elle se plaint alors d’une céphalée extrêmement vive, exaspérée par les bruits, la lumière, à peine soulagée par les ponctions lombaires et la morphine.
— Elle ne vomit pas.
— Mais la constipation est absolue.
— La température osalle pendant 8 jours autour de 38°, alors que le pouls reste lent, aux environs de 60 pulsations à la minute.
— À l’examen, on constate de la raideur de la nuque, un signe de Kernig évident. Les réflexes tendineux sont vifs.
— Le s'gne de Babinski est absent. Les pupilles restent normales.
— On fait une P. L. le 30 avril : le hquide est hypertendu (40 au manomètre de Claude en position couchée). Il est franchement rouge.
Une deuxième ponction est pratiquée le 1€ mai. Le liquide est encore hypertendu rouge cerise.
Enfin une troisième P. L. faite le 10 mai, donne issue à un liquide franchement elair.
— La céphalée a également régressé à cette date, sans d’ailleurs disparaître complètement. La température est redevenue normale.
— La convalescence est longue et la malade ne sort de l'hôpital à peu près complètement rétablie que le 24 juin.
— La 2e H. M. a un début moins brutal, plus insensible. À partir du 6 janvier 1934, la malade ressent un mal de tête qui devient de plus en plus violent les jours suivants ; il
HO
s'accompagne de douleurs difluses, et de fièvre aux alentours de 380, Le 12 janvier, elle entre à nouveau à l’hôpital.
— À ce moment, on constate des signes assez voisins de ceux précédemment décrits :
— Obnubilation intellectuelle moins marquée.
— Céphalée atroce avec photophobie.
— Quelques nausées sans vomissement.
— Constipation opiniâtre.
— Raideur de la nuque ; signe de Kernig.
— Réflexes vifs. Pas de Babinski.
— Température élevée et irrégulière, oscillant de 380 à 400 avec un pouls dissocié à 60.
— Plusieurs P. L. sont pratiquées :
La 17e, le 12 janvier montre :
— Une hypertension à 40 au Claude, dans le décubitus.
— Un liquide rose, laissant déposer un important culot hématique. Dans le culot de centrifugation, on ne note en outre que quelques rares lymphocytes et polynucléaires.
— Pas de BK. La réaction de B,-W. est négative.
— Le liquide surnageant est jaune et contient des pigments biliaires (réaction de Gmelin).
La 2e le 14 janvier :
— Le liquide est rouge cerise.
— Dans le culot on constate de nombreux polynucléaires et quelques lymphocytes.
— À partir du 18 janvier l’état s'aggrave : l’obnubilation s’accentue, la fièvre atteint 400, la raideur s’accentue. La malade présente des sueurs profuses.
— Le 23 janvier, l’obnubilation fait place à un coma léger.
— La température est à 390 et le pouls à 46.
— Une dernière P. L. est faite : Le liquide est à 40 au Claude. ‘
Il est cette fois franchement clair, eau de roche.