‹ Les Hémorragies Méningées CataménialesChapitre 14 sur 29 · PA · texte numérisé non relu

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tombe dans un état d’obnubilation profonde, qui bientôt se transforme en un coma complet. Le début de ces accidents, correspond exactement au premier jour des règles.

— Le coma reste complet pendant 3 jours; puis se dissipe peu à peu, sous l'influence de ponctions lombaires : mais la malade reste soporeuse pendant quelques jours.

— Elle se plaint alors d’une céphalée extrêmement vive, exaspérée par les bruits, la lumière, à peine soulagée par les ponctions lombaires et la morphine.

— Elle ne vomit pas.

— Mais la constipation est absolue.

— La température osalle pendant 8 jours autour de 38°, alors que le pouls reste lent, aux environs de 60 pulsations à la minute.

— À l’examen, on constate de la raideur de la nuque, un signe de Kernig évident. Les réflexes tendineux sont vifs.

— Le s'gne de Babinski est absent. Les pupilles restent normales.

— On fait une P. L. le 30 avril : le hquide est hypertendu (40 au manomètre de Claude en position couchée). Il est franchement rouge.

Une deuxième ponction est pratiquée le 1€ mai. Le liquide est encore hypertendu rouge cerise.

Enfin une troisième P. L. faite le 10 mai, donne issue à un liquide franchement elair.

— La céphalée a également régressé à cette date, sans d’ailleurs disparaître complètement. La température est redevenue normale.

— La convalescence est longue et la malade ne sort de l'hôpital à peu près complètement rétablie que le 24 juin.

— La 2e H. M. a un début moins brutal, plus insensible. À partir du 6 janvier 1934, la malade ressent un mal de tête qui devient de plus en plus violent les jours suivants ; il

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s'accompagne de douleurs difluses, et de fièvre aux alentours de 380, Le 12 janvier, elle entre à nouveau à l’hôpital.

— À ce moment, on constate des signes assez voisins de ceux précédemment décrits :

— Obnubilation intellectuelle moins marquée.

— Céphalée atroce avec photophobie.

— Quelques nausées sans vomissement.

— Constipation opiniâtre.

— Raideur de la nuque ; signe de Kernig.

— Réflexes vifs. Pas de Babinski.

— Température élevée et irrégulière, oscillant de 380 à 400 avec un pouls dissocié à 60.

— Plusieurs P. L. sont pratiquées :

La 17e, le 12 janvier montre :

— Une hypertension à 40 au Claude, dans le décubitus.

— Un liquide rose, laissant déposer un important culot hématique. Dans le culot de centrifugation, on ne note en outre que quelques rares lymphocytes et polynucléaires.

— Pas de BK. La réaction de B,-W. est négative.

— Le liquide surnageant est jaune et contient des pigments biliaires (réaction de Gmelin).

La 2e le 14 janvier :

— Le liquide est rouge cerise.

— Dans le culot on constate de nombreux polynucléaires et quelques lymphocytes.

— À partir du 18 janvier l’état s'aggrave : l’obnubilation s’accentue, la fièvre atteint 400, la raideur s’accentue. La malade présente des sueurs profuses.

— Le 23 janvier, l’obnubilation fait place à un coma léger.

— La température est à 390 et le pouls à 46.

— Une dernière P. L. est faite : Le liquide est à 40 au Claude. ‘

Il est cette fois franchement clair, eau de roche.

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