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— Tout de suite après, le coma s’accentue, la respiration et le pouls deviennent irréguliers. Les pupilles s’agrandissent, deviennent inégales, irrégulières, monstrueuses. Le réflexe cornéen disparaît.
— La mort survient le jour même, vers 17 h. 15.
— Tels sont les 2 accidents méningés brutaux qui ont pu être constatés objectivement chez la malade et qui ont entraîné son séjour à 2 reprises dans le service.
— Ïls ne semblent pas avoir été les seuls. Sans qu’on puisse l’affirmer avec certitude, puisque le contrôle de la P. L. nous fait défaut, il semble que la malade ait présenté à plusieurs reprises de petites hémorragies méningées, avant son 17 séjour, et entre son 1€ et son 2€ séjour à l'hôpital.
— En effet, avant le 26 avril 1933, depuis 3 mois déjà, depuis le début de janvier, cette femme qui jusque là ne souffrait pas de la tête, présentait des céphalées périodiques récidivantes, extrêmement pénibles et tenaces, avec des recrudescences atroces au moment des règles. Ces algies avaient d’abord été mises sur le compte d’une sinusite, puis avaient entraîné un traitement par l’auto-hémothérapie et la folliculine. |
— D'autre part, entre juin 1933 et janvier 1934, la malade a continué à souffrir de ces céphalées atroces et paroxystiques qui s’aceompagnaient d'emblée de 2 signes : une poussée de fièvre à 380-390 ; et une poussée de subltère léger avec urines très foncées.
— Qu'il s'agisse ou non de petites hémorragies méningées, d’un véritable petit saignotement subcontinu des méninges, il faut noter que tous ces épisodes algiques, tout comme la 17e FH, M. surviennent pendant les règles. La 2e H. M. survient trois jours avant l’apparition des règles. Dans tous les cas, les règles ne sont nullement supprimées. Il s’agit done d'H. M. cataméniales supplémentaires des règles,
LR ARS
— Ces H. M. ne sont chez notre malade, qu’un des éléments, le plus important, et le plus grave, d’un état hémorragipare qui semble chez elle relativement ancien. Il comprend des symptômes que l’on peut attribuer, les uns à un syndrome hémophilique ; les autres, à un syndrome hémogénique :
19 SYNDROME HÉMOPHILIQUE
C’est le moins important, mais il reste réel.
Depuis l’âge de 7 ans, époque à laquelle la malade a eu une très forte hémorragie à la suite d’une plaie accidentelle des membres, elle se souvient d’avoir toujours saigné facilement et abondamment, à l’occasion de petites plaies cutanées. Les avulsions dentaires entraînaient toujours des hémorragies inquiétantes par leur abondance et par leur durée.
Facilement aussi, elle présentait des hématomes consécutifs aux traumatismes les plus insignifiants. Par contre elle n’a jamais eu d’arthrite.
Le temps de coagulation (tubes flambés) est de 30’.
20 SYNDROME HÉMOGÉNIQUE
C’est le plus important. Ses manifestations sont en liaison intime avec la vie génitale de la malade. Il fait son apparition à l’âge de 9 ans :
Le même jour la malade voit ses premières règles qui sont extraordinairement abondantes, inondant le lit, et durent plusieurs jours, et présente une épistaxis elle aussi très abondante.
— Depuis lors :
— Les règles deviennent peu abondantes et sont régulières de 9 à 17 ans.
— De 17 à 22 ans, elles sont extrêmement abondantes,