‹ Les Hémorragies Méningées CataménialesChapitre 24 sur 29 · PHASE · texte numérisé non relu

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En ce qui concerne l’épilepsie, des conceptions analogues sont actuellement admises. Souques les a nettement exposées dans un travail qu'il a publié sur Epilepsie et Menstruation (Presse Médicale, fé vrier 1931). Il invoque également à l’origine de la crise convulsive des phénomènes vaso-constricteurs corticaux engendrant une ischémie locale transitoire, et suivis d’une vaso-dilatation compensatrice correspondant à la sédation de la crise ; et 1l rapporte ces troubles circulatoires à une instabilité vaso:sympathique d’origine endocrinienne ou humorale. Mais en outre, que la cause qui préside à la crise convulsive, soit d'ordre glandulaire ou humoral, SOUQuESs insiste surtout sur l’altération préalable, histologique ou biologique, patente ou latente, des centres nerveux, qui conditionnerait la détermination corticale élective de ces troubles vaso-moteurs, Hés à une cause beaucoup plus générale. Il fait ainsi appel dans une certaine mesure à une épine mritative, à une zone de moindre résistance.

Ceci étant dit de la pathogénie vaso-motrice des migraines et des épilepsies, nous voulons souligner une autre notion que nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher de ce qui précède : Récemment à la Réunion plénière de la Société d’anatomie,des auteurs tant français qu'étrangers ont apporté des idées nouvelles dans l’histoire de l’hémorragie cérébrale, dont. ils s'efforcent de préciser la pathogénie. Ils font jouer, là aussi, un rôle prépondérant à l’angiospasme :

en effet ils pensent que la plupart des hémorragies cérébrales sont précédées d’un stade d’ischémie ou ramollissement dû à une oblitération artérielle soit organique (thrombose) soit fonctionnelle (spasme) : une fois que le spasme cède, se produit, mais à ce moment seulement, et sous une influence nouvelle, une exsudation sanguine, une véritable extravasation surtout capillaire, et parfois une rupture vraie avec hémorragie favorisée par l’altération préexistante des parois vasculaires."

Devant tous ces faits concernant les migraines et épilepsies d’une part, les H. €. d’autre part, nous sommes en droit de nous demander avec CHÊNE et BERDET si a priori un mécanisme analogue ne pourrait pas déterminer une hémorragie méningée qui résulterait donc à l’origine d’un spasme vasculaire, agissant sur des capillaires aux parois fonctionnellement défaillantes ; nous avons admis, en effetla fragihité des endothéhums comme nécessaire à leur rupture, que cette fragilité soit permanente ou temporaire ; dans tous les cas, on ne saurait trop souligner la part importante qui revient peut-être au spasme vasculaire dans la genèse de ces divers accidents nerveux qu'il s’agisse d’unesimple perturbation cireulatoire,ou d’une hémorragie vraie. Bien plus, certains faits laissent à penser que peut-être il n’existe pas de cloison étanche entre ces divers types de troubles nerveux (migraine, épilepsie et hémorragie méningée), et que des mécanismes semblables (angio-spasmes), ou analogues,

peuvent sous des influences variables, engendrer des phénomènes cliniquement bien différents (douleur, irritation corticale, ou rupture vasculaire).

C’est ainsi qu’on déerit des formes simultanées ou alternées de migraines et de crises convulsives.

C’est ainsi aussi que certaines épilepsies se compliquent (ou se complètent) d’hémorragie méningée habituellement discrète : Vaouez a trouvé une hémor ragie méningée microscopique dans de nombreux cas d’éclampsie gravidique ; d’autres ont signalé cette coexistence dans divers types d’épilepsie et tous remarquent que l’épilepsie erée un milieu favorable à l’hémorragie.

Quant aux migraines nous avons vu dans quelquesunes de nos observations à quelles réserves certaines d’entre elles, incitaient ; et à côté de crises de migraine typique, il en est d’autres de symptomatologie plus riche, plus éclatante, qui commande tous les doutes au sujet de la possibilité d’une hémorragie méningée : Telles ces migraines cataméniales avec rachialgies et raideur de la nuque : telles aussi ces migraines avee convulsions. Telles encore ces migraines compliquées de parésies transitoires. On ne saurait trop insister sur l'intérêt qu'offrirait dans ces cas l'examen systématique du liquide rachidien retiré par ponction lombaire.

Nous terminerons en soulignant les deux notions essentielles que nous avons voulu dégager de l’étude comparative de ces accidents nerveux cataméniaux :

D'une part des troubles vaso-moteurs, dominés par

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