LD MERE
placards rouges, érythémateux, dénommés plaques, cérébrales. Mais le plus constant est le ralentissement du pouls, qui reste souvent à 50 ou 80 quand la température s'élève à38 degrés ou 38°5 ou qui même, tombe à 50 ou 55 pulsations quand la température. est restée normale. D’autres fois ce pouls est irrégu“ lier subissant d'un instant ‘à l’autre des modifica-
tions considérables.
Troubles trophiques: — L'’escarre sacrée est fréquente et l’on rencontre aussi dans quelques obser-. vations des phlyctènes parfois volumineuses;toujours au niveau des pieds, soit derrière les malléoles, soit. aux talons.
Troubles réflexes. — Quant aux troubles réflexes ils sont assez inconstants et ne représentent d’ailleurs rien de précis par eux-mêmes.Ills peuvent être abolis; souvent pourtant ils sont forts, exagérés ; à noter: que cette exagération est diflicile à mettre en évidence dans les cas de contracture concomitante.
L'extension de l’orteil existe, elle est souvent notée dans les observations et témoigne de lirritation du faisceau pyramidal,
La trépidation épileptoïde est très inconstante.
Troubles sensitifs. — Parmi les troubles sensitifs, la plupart ont peu d'intérêt. L’anesthésie, l’hyperesthésie ont été notéeset se rattachent surtout à des formes localisées au niveau de la moelle,
EL Ateee
Dans une observation de Sencert (1910) où l’hémorragie méningée était secondaire à une hémato-, myélie, il existait une dissociation syringomyélique de la sensibilité. |
La céphalée au contraire,considérée comme trouble sensitif subjectif, prend une grande importance, ear elle est pour ainsi dire constante dans les observa-, tions d’hémorragies méningées. Elle est d’ailleurs variable dans ses modalités : souvent très intense elle fait partie des signes de début de l’affection. Elle peut être localisée à un côté de la tête, et dans ces: cas la pression du crâne à ce niveau provoque une. vive douleur.
Il convient delrapprocher de la céphalée la rachialgie souvent très intense, cervicale ou lombaire.
Troubles sensoriels. — Du côté des organes des. sens, il peut y ‘avoir des vertiges, des bourdonnements d’oreilles;mais c’est surtout l'appareil oculaire qui présente des signes caractéristiques.
A cet égard,on note fréquemment la photophobie, l'inégalité pupillaire,parfois la dilatation a été notée du côté de l’épanchement,
Mais surtout la stase papillaire prend une grande, importance, car elle permet de diagnostiquer l’augmentation brusque de la pression intra-cranienne. Le nystagmus, les contractions spasmodiques de la pupille, la paresse unilatérale à l’accommodation notée dans un des cas du D' Tinel que nous relatons plus loin représentent des signes accessoires,
Troubles intellectuels. — Ils existent toujours, variant de la simple torpeur avec indifférence, apathie— les malades manifestent l’ennui que leur cause l'examen médical — jusqu’au coma avec perte complète et absolue de la sensibilité. Notons que dans les formes méningées, ces troubles intellectuels sont toujours estompés.
Nous avons vu que ces symptômes pouvaient se combiner différemment pour constituer des groupements cliniques; mais quelle que soit la forme que l'on envisage, dans les signes généraux que nous allons étudier maintenant, un fait est à noter : c’est l'absence de symptômes infectieux.
Signes généraux. — L’élévation de température peut en effet exister, mais elle ne fait souvent que traduire la résorption sanguine, l’hémolyse qui s’effectue au niveau des méninges. D'ailleurs elle ne constitue pas dans certaines conditions un élément de gravité, et l’hypothermie peut aussi exister.
Nous avons suffisamment insisté sur la céphalée ; les vomissements à type cérébral sont très fréquents avec leurs caractères habituels de spontanéité et d'abondance. La conslipation sera recherchée car elle relève du même ensemble clinique.
Mais l'étude des urines mérite de retenir plus longtemps notre attention, non pas tant au point de vue des modification$ secrétoires qui sont peu marquées, qu’au point de vue de l’albuminurie.
Cette question de l’albuminurie dans les hémorragies méningées, soulevée par Guillain et Laroche,
PLUS di en
a fait l’objet de la thèse de Schneïder (r910). Les auteurs considèrent deux formes bien distinctes d’albuminurie : l’une légère est très fréquente, et n’a pas de signification particulière tant sont nombreux les états pathologiques au cours desquels on la rencontre. Mais ils citent des cas d’albuminurie massive, la partie de l’urine chauffée devenant épaisse «comme du fromage »,et dans l’un des cas le dosage a décelé 30 grammes par litres. Cette albuminurie serait en outre précoce et transitoire. C’est le premier de ces deux derniers caractères qui est important, puisque, recherché, il permettrait dans quelques cas de soupçonner l’hémorragie dans les méninges et prendrait la même valeur qu’un ictus par exemple.
Sansexagérer la valeur séméiologique de ce symptôme, puisque dans la plupart des cas cités on a relevé des signes de néphrite ancienne, et à l’autopsie des altérations profondes du rein, il faut tout au moins le retenir. Dans cette question si complexe du diagnostic purement clinique de l’hémorragie ménin gée, les auteurs nous le présentent — la ponction lombaire mise à part — comme le seul signe sinon de certitude, du moins de grande probabilité, et ceci ne laisse pas que d’être un peu troublant.
En résumé, tous les symptômes de l’hémorragie méningée sont variables et d’inégale importance. Il importe pourtant de les bien connaitre tous et de déceler toujours ceux qui, s'ils ne renseignent pas sur la nature exacte de la lésion, nous amèneront à pratiquer la rachicentèse.
WR
a] AE 3.
Fe HV EUES
pe
sel 1ù Hi gr } EX ete 1 (ul