‹ Les Hémorragies MéningéesChapitre 12 sur 34 · AGE · texte numérisé non relu

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méningée, et qui impriment à son évolution un caractère spécial.

Nous donnerons d'abord de chacun d’eux une description rapide, étudiant ensuite chaque symptôme en détail et séparément.

L'hémorragie méningée.peut débuter d’une façon variable, dans certains cas elle survient au milieu des symptômes d’une affection antérieure ; d’autres fois elle semble spontanée. Mais toujours son début est marqué par des modifications notables des fonctions cérébrales, allant depuis la simple céphalée jusqu’à l'ictus avec coma, :

Quand elle: paraît ainsi spontanée, elle revêt alors deux types d'évolution schématiques : un type méningé, un type cérébral. | G

1° Dans le type méningé, le malade qui souffrait souvent depuis plusieurs jours de céphalée, voit celle-ci augmenter et il tombe dans un état de torpeur spécial; d’indifférence, souvent de perte absolue des fonctions de la vie de relation. Il présente de la raideur dela nuque, des contractures des membres et du signe de Kernig. Il existe du ralentissement du pouls, quelques phénomènes vaso-moteurs; enfin le trépied méningitique : céphalée, vomissements; constipation est toujours au moins ébauché.

2° D’autres fois le début semble encore spontané mais souvent plus brusque; c'est un véritable ictus apoplectique survenant sans prodromes, fréquemment chez un artério-seléreux. C’est alors le syndrome

de l’hémorragie cérébrale, mais avec cette partieula-

rité qu’il existe des, symplômes d’irritation méningée: Les réflexes sont exagérés, le tonus musculaire -est, accru, etil peut exister du Kernig. Puis Févolution. se confirme, car des symptômes de compression apparaissent, accompagnés de convulsions, de cons, tractures, parfois de crises épileptiformes, “ 30 Ces symptômes de compression sont au -maxi-. mum dans le type caractérisé essentiellement par des. signes de localisation, rappelant la symptomatologie des tumeurs cérébrales, Ici le début est lent, insidieux souvent, car ce type correspond dans bien des cas à la pachyméningite, à l’hématome enkysté, et la céphalée constitue dans les antécédents du malade le symptôme capital: Céphalée localisée, torpeur;, dépression intellectuelle, tels sont les signes habi-. tuels au milieu desquels apparaissent les :phénomènes de compression. L’ictus survient parfois brusquement, d’autres fois c’est une série de petits ictus répétés ; l’hémiplégie se constitue alors présentant ce caractère curieux de siéger parfois du même côté que la céphalée, du même côté que la lésion. C'est dans cette forme que dominent les troubles. oculaires; l’æœdème de la papille, le nystagmus, l’aphonie, les signes de localisation. } Tels sont les trois groupements schématiques de. l’hémorragie méningée ; nous en étudierons mainte-, nant les symptômes d’une façon purement analytique , nousréservant de les rattacher plus loin à des formes cliniques déterminées.

L’ictus. — L'ictus est très fréquent au cours de.

l'hémorragie méningée puisqu'il en marque très souvent le début. Mais cet ictus est un peu spécial : il s’agit en effet peu souvent d’un ictus aussi brusque’ que dans l’hémorragie cérébrale, et ses caractères

tiennent précisément à sa pathogénie. I n'apparaît

en effet que lorsque le sang épanché a acquis une tension suffisante pour comprimer la substance cérébrale : aussi voit-on souvent des signes de défaillance, de faiblesse, de somnolence précéder le coma. |

- D'autre fois d’ailleurs, l’ictus n'existe pas, il se

borne à l'apparition d’une céphalée intense et con-

siste uniquement en quelques vertiges, bourdonne-

ments d'oreille, éblouissements. En tous cas il s’agit d’un ictus qui s'établit d'une façon relativement lente,

en même temps que les phénomènes s’accusent profondément ; quand le coma se constitue il peut être

d’ailleurs de très courte durée. À

Phénomènes moteurs. — C’est dans le coma quand il existe qu’apparaissent les phénomènes moteurs | d'ordre paralytique ; l'hémiplégie peut être flasque, avec où sans troubles sphinctériens. Dans ce cas elle n'a rien de typique. Elle prend au contraire une signi- | fication plus précise lorsqu'elle s’accompagne de contractures très précoces avec hypertonicité musculaire et exagération des réflexes qu’on recherchera déjà dans le coma.

L’hémiplégie siège habituellement du côté opposé à la lésion ; cependant nous avons déjà signalé cette paralysie homolatérale occupant le côté même

de l’hémorragie. Dans certains cas la paralysie est localisée, des monoplégies ont été notées; souvent

il s’agit d’une simple parésie qui peut aller en s’accentuant. La paralysie faciale n’a rien de particulier ; rarement isolée elle fait partie du tableau de: l’hémiplégie et prend une certaine valeur comme signe de localisation quand elle revêt l'aspect du syndrome de la paralysie croisée, La déviation conjuguée de la tête et des yeux est signalée dans nombre d'observations mais ne représente pas un signe d'irritation méningée.

Les contractures sans paralysie prennent plus d'importance surtout quand elles revêtent une allure tétanique pouvant aller jusqu'à l’opisthootnos, ou qu'elles se présentent sous forme de raideur de la nuque, de signe de Kernig. Ce dernier symptôme présente la plus grande importance puisque si par lui-même il ne signifie pas hémorragie méningée, tout au moins il indique une irritation particulière des méninges spinales et conduit à faire la ponction lombaire. ;

‘ Les convulsions ont été également notées d’une façon bien moins fréquente. Elles revêtent soit un type spasmodique absolument quelconque, soit le type de l’épilepsie jacksonienne semblant émaner d’un foyer.

Troubles vaso-moteurs.—Les troubles vaso-moteurs témoignent de l’irritation méningée ; la raie méningitique de Trousseau peut exister, de même que les”

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